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Proche-Orient : Israël se tourne vers le Quartet

24 septembre 2011, 20:00

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Proche-Orient :  Israël se tourne vers le Quartet

Le ministre des affaires étrangères israélien a affirmé ce dimanche 25 septembre qu''''il était favorable à l''adoption du plan du Quartet (Etats-Unis, Union Européenne, Russie et ONU) pour parvenir à un accord de paix israélo-palestinien avant la fin 2012. ( Photo : La délégation israélienne, menée par le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, à l''Assemblée générale des Nations unies, le 21 septembre)

"La proposition du Quartet inclut un point très positif : l''ouverture de négociations sans condition préalable", a souligné Avigdor Lieberman, interviewé de New York par la radio publique israélienne. M. Lieberman a souligné qu''Israël était redevable envers les Etats-Unis. "Les Américains ont déployé de gros efforts au sein du Quartet pour parvenir à cette proposition, alors qu''ils nous ont soutenu (…)  lors du discours (mercredi) du président Barack Obama à l''ONU."

 Le chef du parti ultra-nationaliste Israël Beitenou a par ailleurs réaffirmé qu''une demande "unilatérale" d''intégration d''un Etat palestinien à l''ONU "provoquera sans aucun doute une réaction israélienne" et aura "des conséquences dures" pour les Palestiniens. Il  accuse le président palestinien Mahmoud Abbas de « chercher constamment des prétextes pour ne pas négocier".

Le Quartet pour le Proche-Orient a proposé aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre des négociations de paix avec l''objectif d''aboutir à un accord final fin 2012. Le premier ministre Benyamin Nétanyahou s''était déclaré samedi prêt sous condition à accepter le plan du Quartet tout en indiquant qu''Israël présentera sa position officielle dans les prochains jours.

De son côté, le  président palestinien a réitéré samedi ses demandes de gel de la colonisation israélienne et de négociations basées sur les lignes de juin 1967 en réponse à l''appel du Quartet. En évoquant les lignes de 1967, Mahmoud Abbas affirme que le futur Etat palestinien devra comprendre la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est, dont les Palestiniens veulent faire leur capitale. M. Nétanyahou a rejeté à de multiples reprises ces demandes. Les négociations directes avaient été gelées en raison de l’intransigeance d’Israël concernant la poursuite de la colonisation dans les territoires palestiniens.

Mahmoud Abbas s''attend à une décision rapide de l''ONU

Au lendemain de son discours historique à l''ONU pour demander la reconnaissance de la Palestine, Mahmoud Abbas a dit s''attendre à une réponse rapide du Conseil de sécurité des Nations unies. "Nous parlons de semaines, pas de mois", a assuré le président palestinien, samedi 24 septembre, alors qu''il quittait New York.

L''ambassadeur du Liban auprès des Nations unies, Naouaf Salam, a annoncé que le Conseil se réunirait lundi 26 septembre pour examiner la demande palestinienne, mais aucune date pour le vote n''est encore connue. Selon le conseiller diplomatique de M. Abbas, Majdi Al-Khaldi, les Palestiniens comptent obtenir plus que les neuf voix sur quinze nécessaires au Conseil de sécurité pour valider une demande d''adhésion, ce qui forcerait les Etats-Unis à recourir au veto.

«  S''il n''y a pas de décision ou  si les Etas-Unis  imposent leur un veto, nous irons à l''Assemblée générale » , avait indiqué mercredi le négociateur palestinien Nabil Chaath. A l''Assemblée générale, une majorité simple des 193 membres suffit pour obtenir le statut d''Etat non-membre et intégrer certains organes de l''ONU. Une telle initiative permettrait par exemple à la Palestine d''obtenir le statut d''observateur permanent, une sorte d''antichambre à la reconnaissance d''un Etat proprement dit.

Photo : La délégation israélienne, menée par le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, à l''Assemblée générale des Nations unies, le 21 septembre.

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