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Rodrigues : Roussety verbalisé pour excès de vitesse par des policiers mauriciens
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Rodrigues : Roussety verbalisé pour excès de vitesse par des policiers mauriciens
Neuf mois après une première mission, des policiers mauriciens se sont rendus dans l’île pour évaluer les méthodes de travail leurs collègues. Et lors d’un contrôle routier lundi, ils ont intercepté Johnson Roussety pour excès de vitesse.
Dans la journée de lundi, un contrôle de vitesse dans la région de Solitude a vu l’interception du « Minority Leader » de l’Assemblée régionale, Johnson Roussety. Il roulait à 78 km/h alors que la vitesse maximale autorisée dans l’île est de 50 km/h. Une action qui fait partie d’une série de mesures prises pour améliorer le travail de la police à Rodrigues.
En effet, les Casernes centrales ont  décidé d’en finir avec les disparités entre les forces policières basées à Maurice et celles opérant à Rodrigues. Une équipe d’officiers chevronnés, triés sur le volet, a été dépêchée dans l’île samedi dernier   pour mettre à niveau les services offerts.
La délégation de treize personnes dirigée par le chef des opérations du Central CID, le surintendant Devanand Reekoye, a pour mandat de mettre sur pied plusieurs structures spécialisées. L’objectif étant de permettre aux officiers locaux de mener leurs enquêtes dans les meilleures conditions possibles.
Outre une antenne de la police scientifique, le Forensic Science Laboratory (FSL), une Brigade des mineurs, une unité contre la cybercriminalité, entre autres, doivent voir le jour. Des agents seront formés par la même occasion pour assurer le même niveau de  service qu’à Maurice.
Une politique de proximité, des barrages routiers ainsi que des alcootests devront aussi faire leur début dans l’île. La délégation mauricienne s''''est aussi attelée à la mise en place d’un système centralisé de stockage de pièces à convictions. Surtout après le vol commis l’an dernier aux bureaux de la brigade anti-drogue et au bureau des passeports au QG de la police rodriguaise, à Port-Mathurin.
L’équipe mauricienne devra également effectuer une évaluation des faiblesses de la police rodriguaise avant leur retour au pays le samedi 17 septembre. L’exercice n’est pas nouveau : une équipe de vingt officiers de différents services avait fait le déplacement à Rodrigues en décembre dernier pour une durée d’un mois.
À l’époque, cette équipe avait été envoyée dans l’île peu avant l’arrestation de Johnson Roussety, alors chef commissaire, pour trafic d’influence. Elle devait également prendre en compte l’indiscipline latente au sein de la police locale avec cette affaire d’urine remplacée à l’issue d’un alcootest suite à une plainte du même Johnson Roussety.
Menée par le chef inspecteur Antoine Virginie, le responsable de la CID de Bel-Air-Rivière-Sèche, le contingent mauricien avait été appelé à évaluer les méthodes de travail de leurs collègues et à s''atteler à certains dossiers en souffrance. Le chef inspecteur  fait également partie de la présente délégation.
La dernière fois que les Casernes centrales ont dépêché un important dispositif dans l''île remonte à l''évasion rocambolesque de l’assassin Margéot Ravina de la prison de Pointe-La-Gueule au début des années 2000. Près de 200 officiers avaient été dépêchés pour une chasse à l''homme qui avait duré un mois.
 
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