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Violence Scolaire : quand le milieu estudiantin vire au rouge
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Violence Scolaire : quand le milieu estudiantin vire au rouge
Vers qui pointer du doigt ? Parents, recteurs, environnement social… Les cas de violences dans le milieu scolaire a pris, ces derniers temps, une tournure très inquiétante.  C’est régulièrement à la sortie des classes que se produisent des scénarios inimaginables entres ces adolescents voulant attirer l’attention de leurs amis.
14h 30, à la gare routière de Rose-Hill. C’est une ambiance particulière qui anime quotidiennement les environs.  Lieu de rencontres privilégié des collégiens, la Place Cardinal Margéot devient en quelques minutes une vraie cour de récré. Des fois même, le lieu se transforme en champ de bataille, où les règlements de compte entre adolescents finissent très mal.
Si certains responsables démentent tout conflit entre deux ou plusieurs collèges, hors de l’enceinte des établissements c’est souvent tout autre chose.  Sur le parking de la gare de Rose-Hill, plus connu chez les jeunes comme «le carré», de nombreux collégiens se sont massés.  Et à première vue, c’est une atmosphère très tendue entre deux groupes qui s’affrontent verbalement.  Tandis que de virulentes insultes fusent dans les couloirs de l’arcade jouxtant la gare, des passants ne peuvent qu’assister impuissant à la scène.  L’affrontement s’est finalement terminé comme il a commencé, c''''est-à-dire, dans un florilège d’injures.
Plus loin, faisant fi de la présence de la brigade des mineurs, certains n’hésitent pas  à enfreindre la loi sous les yeux de tous.  Cigarette au bec, un groupe de collégiens en uniforme, font leur irruption dans un club de billard.  A l’intérieur, l’ambiance est très festive.   La dernière descente de la police à cet endroit, apprenons-nous, remonte à près d’un mois.  Cela n’empêche pas à ces adolescents de terminer leur après-midi dans cet environnement peu cordial aux inconnus.
Autre lieu, cette fois, très connu des collégiens dans la région de Rose-Hill : la cour du  Plaza, plus précisément à l’aire de stationnement.  C’est dans cet endroit isolé et exposé du danger qu’un autre groupe d’étudiants (filles et garçons) «pé kass ène poz» en regardant leurs amis effectuant des figures acrobatiques sur leur skateboard.  Sorti de nulle part, une voiture de police patrouille dans les environs.  Le temps d’endosser leur cartable, plusieurs collégiens quittent aussitôt les lieux.
Parmi les régions répertoriées par la brigade des mineurs comme étant des points chauds nous découvrons la gare routière de Flacq ou celle du Nord, à Port-Louis.  C’est justement là où un étudiant de 16 ans qui fréquente une institution de la capitale a été violemment agressé au cutter par un autre collégien.  Grièvement blessé au visage, l’adolescent a été transporté d’urgence à l’hôpital Jeetoo pour recevoir les premiers soins. Aux dernières nouvelles, l’adolescent a été admis à la clinique Darné  où il devra subir une opération à la mâchoire, où une infection s’est développée.
Certains collèges semblent avoir trouvé la solution pour éviter tout incident dans l’enceinte des institutions. Ils ont installé des caméras de surveillances dans leurs murs. C’est le cas au collège St Mary’s, à Rose-Hill, et au collège Notre-Dame, à Curepipe.  Si les recteurs de ces deux institutions expliquent  qu’il ne s’agit en aucun cas de surveiller leurs élèves,  ces derniers se disent très mal à l’aise depuis que leurs faits et gestes sont suivis par un surveillant.  « Nous avons l’impression d’être dans une prison», lâche un élève du St Mary’s.
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