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Drame à Sainte-Croix : Un matelas en feu à l''origine de l''asphyxie des trois victimes

10 août 2011, 20:00

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Drame à Sainte-Croix : Un matelas en feu à l''origine de l''asphyxie des trois victimes

Margareth Ravina, sa sœur Liseby Edward, ainsi que son concubin José Figaro ont péri par la fumée se dégageant d’un matelas. Lequel a pris feu à cause d’un mégot.

Il n’y a pas eu d’électrocution. Les trois personnes retrouvées mortes dans la soirée du mercredi 10 août à Le Cornu, Sainte-Croix, ont été asphyxiées par les émanations de fumées provenant d’un matelas brûlé par une cigarette. Tel est le constat du chef du service médicolégal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, à l’issue des autopsies conduites ce jeudi 11 août.

Bien que la police d’Abercrombie a cru avoir décelé des traces de brûlures sur les cadavres, le Dr Gungadin a indiqué que tel n’est pas le cas. Ce qui écarte la thèse d’un acte criminel, d’autant qu’aucune blessure n’a été relevée sur les cadavres.

En milieu d’après-midi, les éléments de l’enquête tendent à démontrer que Margareth Ravina, 53 ans, sa sœur Liseby Edward, 38 ans, ainsi que son concubin, José Figaro, 50 ans, ont été empoisonnés par la fumée. Plusieurs bouteilles de rhum ainsi que des mégots de cigarettes ont été découvertes dans la maison à étage à Piéton Père Laval.

C’est un matelas calciné dans une pièce à côté de la cuisine, à l’étage, qui est donc à l’origine du drame. Selon les premières hypothèses, l’une des victimes a laissé un mégot encore allumé à côté du matelas posé à même le sol.

Si deux corps ont été retrouvés près du réfrigérateur et celui de Margareth Ravina la tête à l’intérieur, le médecin légiste l’explique par le fait qu’ils étaient tous attablés quand ils ont perdu connaissance. Sans doute dans la soirée de lundi. Ainsi, avec l’effet de décomposition, ils ont glissé à terre.

Margareth Ravina, elle, est tombée la tête en avant dans le réfrigérateur vu qu’avec la forte chaleur causée par l’incendie du matelas, la porte de l’appareil s’est ouverte. La garniture en caoutchouc l’entourant n’ayant pas tenu.

Des examens toxicologiques seront également menés par  le Forensic Science Laboratory (FSL) pour déterminer le taux de monoxyde de carbone inhalé par les victimes,  ainsi que leur taux d’alcoolémie. Outre la police d’Abercrombie, la CID de Port-Louis Nord ainsi que la Major Crimes Investigation Team (MCIT) se sont rendus sur les lieux du drame dans la soirée de mercredi.

C’est vers les 18h45 que la police a été alertée par les voisins incommodés par la forte odeur se dégageant de la maison des victimes.

 

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