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Grèce: début de la grève générale de 48h ce mardi
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Grèce: début de la grève générale de 48h ce mardi
Les Grecs protestent contre les mesures d''''austérité qui doivent être examinées par le Parlement cette semaine. La grève de 48 heures décrétée par les syndicats des fonctionnaires a commencé ce mardi matin alors que le budget d’austérité devrait être voté mercredi ou jeudi.
Selon les dépêches d’agences de presse citées par 20minutes.fr, la grève touche diverse  secteurs comme prévu : l’aviation civile, le transport terrestre, les banques, l’électricité,  entre autres. Ainsi, l’a Grèce tournera au ralenti ce mardi. Le mouvement devrait se poursuivre mercredi. De leur côté, les journalistes ont annoncé des arrêts de travail de cinq heures mardi et mercredi en début d''après-midi, ce qui va affecter surtout les journaux radiotélévisés et les sites Internet d''information. Il s’agit de la 4eme grève générale des fonctionnaires depuis le début de l’année. Cependant, comme durant les trois débrayages précédents, les hôpitaux fonctionneront  avec du personnel d''astreinte.
Les grévistes protestent contre le budget d’austérité débattu au Parlement cette semaine. Parmi les mesures contenues dans le plan : hausses d’impôts et privatisations massives. Très impopulaire, le plan de cinq ans prévoit des économies budgétaires de 28 milliards d''euros, de nouveaux impôts et un programme de privatisations de 50 milliards d''euros. Il va se traduire notamment par une hausse des taxes à la consommation et sur le fioul de chauffage, ainsi qu''une baisse du seuil minimum d''imposition, qui va passer de 12 000 euros de revenus annuels à 8 000 euros.
Le Premier ministre Georges Papandréou a fait appel au «devoir patriotique» des députés lundi pour les exhorter à voter un projet de budget destiné à assainir les finances du pays au bord du gouffre et dégonfler son énorme dette. Ces mesures d''austérité sont destinées à sécuriser le versement par les créanciers du pays - zone euro et FMI - d''une nouvelle tranche d''argent frais à la Grèce.  L''Eurogroupe, la Banque centrale européenne et le FMI ont réclamé l’adoption de ce budget  pour verser une nouvelle tranche de 12 milliards d''euros issue de leur plan d''aide de 110 milliards d''euros et préparer un deuxième plan d''aide. La Grèce, sans ces 12 milliards, risque de se retrouver en défaut de paiement courant juillet.
Le Parti socialiste (PASOK) du Premier ministre Georges Papandréou dispose de 155 sièges sur 300 au Parlement, et le texte devrait pouvoir être adopté de peu. Mais le chef du gouvernement a été confronté à une fronde au sein du PASOK concernant ces mesures d''austérité, et au moins deux députés ont déclaré qu''ils pourraient voter contre le texte. Ce mouvement de rébellion a incité M. Papandréou à remanier la semaine dernière le gouvernement et nommer un nouveau ministre des Finances.
Le chef de Nouvelle démocratie (opposition conservatrice), Antonis Samaras, a annoncé qu''il voterait contre le texte, qui risque selon lui d''aggraver la crise.
(Source : 20minutes.fr)
 
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