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Droits des enfants : 141 cas d’enfants abandonnés à Maurice en une année

9 juin 2011, 20:00

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Droits des enfants : 141 cas d’enfants abandonnés à Maurice en une année

La ministre du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille, Sheila Bappoo, a donné des chiffres inquiétants d’enfants abandonnés à Maurice. Elle parle de 36 cas rien que pour le premier trimestre 2011.

L’irresponsabilité des parents a été, une fois de plus, décriée par la ministre du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille, Sheila Bappoo. Lors d’un point de presse en marge de la Journée internationale de l’Enfant africain et de la campagne nationale « 16 jours 16 droits », Sheila Bappoo a donné des chiffres « alarmants » de cas d’enfants abandonnés par leurs parents. Ainsi, 36 cas ont été enregistrés depuis le début de l’année et rien qu’en une année, 141 enfants ont été délaissés par leurs parents.

« C’est trop facile cette pratique et le gouvernement qui ne fait que les recueillir comme des ordures dans la rue. Ces chiffres sont trop élevés et sont inquiétants. Enough is enough. Le gouvernement ne peut en aucun cas remplacer les parents », a lnacé Sheila Bappoo.

D’où son appel à la responsabilisation des parents afin de combattre l’hyper sexualisation des jeunes. Elle leur demande d’être attentionnés afin que leurs progénitures ne soient pas exposées aux images à caractère sexuel, tout comme leur refuser tout achat de vêtements aguichants.

Par ailleurs, la ministre annonce le lancement d’un National Children Committee le 16 juin prochain, à l’auditorium Octave Wiehé, qui vise au respect du droit à la participation et à l’expression des enfants.

« C’est une grande première et cela aidera les enfants à prendre le droit chemin. Je fais un appel à la participation de tous les partenaires et d’ici la fin de notre mandat, on espère la mise en place d’une nouvelle culture des droits des enfants », a lancé Sheila Bappoo.

Elle a aussi évoqué la mise en place du Child Protection Club, pour l’enseignement de l’enfant à sur ses droits. Ici, elle demande la participation de tout le personnel enseignant dans cet exercice afin de structurer l’élève.

« Une convention ne peut rester dans un tiroir et nous avons de notre côté déjà entamé le nécessaire, en collaboration avec le ministère de l’Education », a-t-elle dit.

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