Publicité
Monde arabe et Proche-Orient: Barack Obama offre un soutien pragmatique
Par
Partager cet article
Monde arabe et Proche-Orient: Barack Obama offre un soutien pragmatique
Barack Obama a redéfini la politique étrangère américaine dans le monde arabe et au Proche Orient, lors d’un discours jeudi.  Deux objectifs principaux: soutenir l''''élan démocratique dans le monde arabe  et «faire avancer» le processus de paix israélo-palestinien.
Le président américain  a promis un nouveau programme d''aide destiné «aux pays démocratiques» issus du «printemps arabe», à commencer par la Tunisie et l''Egypte. Ce programme consistera notamment à aider ces pays à récupérer les avoirs dérobés par leurs anciens dirigeants. Obama  va aussi proposer à ses partenaires du G8 d''alléger la dette égyptienne d''un milliard de dollars et de mettre en place un programme pour promouvoir l''investissement privé dans la région.
Il a cependant averti plusieurs pays et dirigeants. Bachard el-Assad, en Syrie, doit «réformer ou s''écarter». L''Iran, le Yémen et Bahrein «ne peuvent prétendre avoir un dialogue démocratique s''ils emprisonnent les opposants.» Concernant la Libye, Obama s''en est dit persuadé: «Le mouvement est inéluctable, Kadhafi finira par partir ou par être chassé.»
Ben Laden, pas un martyr
Barack Obama a estimé jeudi que la mort d''Oussama ben Laden était une bonne occasion de revoir en profondeur les relations entre les Etats-Unis et le monde arabe. « Nous avons porté un énorme coup à Al Qaïda en tuant son dirigeant", a dit Obama. "Ben Laden n''était pas un martyr, c''était un massacreur (...)", a-t-il ajouté.
Israéel-Palestine, deux Etats pour deux peuples
Obama reconnaît que la situation «n''a pas avancé», avec «une poursuite de la violence et de la colonisation». Selon lui, «le seul point de départ» est une solution à «deux Etats pour deux peuples», sur les frontières de 1967, moyennant des échanges de territoires. Cela ne sera possible «que si le Fatah et le Hamas travaillent ensemble» pour «reconnaître et accepter l''Etat d''Israël». Avant, peut-être, de pouvoir aborder des questions cruciales comme le statut de Jérusalem.
Le président américain  s''est élevé contre les efforts que pourraient engager les Palestiniens pour isoler Israël  lors de la prochaine assemblée générale des Nations unies en septembre, et a  réaffirmé  le caractère inébranlable de l''engagement des Etats-Unis aux côtés d''Israël. La relance des pourparlers directs en septembre dernier, sous l''égide des Etats-Unis, s''est rapidement soldée par un échec en raison du refus israélien de prolonger un moratoire sur les constructions dans les colonies juives en Cisjordanie.
A noter que le président américain recevra vendredi le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier a  exclu que l''Etat juif se retire sur les frontières de 1967 dans l''optique d''un accord de paix et de la création d''un Etat palestinien. Il  s''attend à ce que le président Obama réaffirme les engagements pris par les Etats-Unis auprès d''Israël en 2004.  Il s''agit d''une allusion à une lettre antérieure de Washington laissant entendre qu''Israël pourrait conserver d''importants blocs de colonies dans le cadre d''un accord de paix avec les Palestiniens.
(Sources : Reuters, 20minutes.fr)
 
Publicité
Publicité
Les plus récents