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Côte-d’Ivoire : Guillaume Soro appelle l''Onu à envisager la force

23 décembre 2010, 00:00

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La crise s''''est accentuée, le mercredi 22 décembre, en Côte d''Ivoire. Guillaume Soro, le Premier ministre d''Alassane Ouattara, a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à envisager la force pour contraindre Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.

De son côté, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a annoncé que cette dernière gelait ses financements à la Côte d''Ivoire alors que les pays d''Afrique de l''Ouest devraient renforcer cette semaine leurs sanctions économiques contre le pays.

La France, ancienne puissance coloniale, a recommandé à ses ressortissants de quitter la Côte d''Ivoire en précisant qu''il ne s''agissait pas d''une "évacuation", mais d''une "recommandation de prudence".

L''Allemagne et la Grande-Bretagne ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre dans le pays et elles ont invité ceux qui y séjournent à partir. Mardi, le Nigeria avait annoncé qu''il avait évacué son personnel diplomatique de Côte d''Ivoire à la suite d''une attaque de son ambassade.

Alassane Ouattara, reconnu président de la Côte d''Ivoire par la communauté internationale, a rejeté mercredi la proposition faite la veille par Laurent Gbagbo de faire venir un comité international d''évaluation pour vérifier les résultats du scrutin du 28 novembre.

"Après les sanctions qui n''ont pas produit d''effet, il n''y a qu''une solution qui reste, celle de la force. Et je demande au Conseil de sécurité des Nations unies, à l''Union européenne, à la Cedeao d''envisager la force", a déclaré Guillaume Soro sur i>Télé.

Il a estimé que Laurent Gbagbo avait "sorti les chars" et que "200 personnes (étaient) tombées sous les balles de mercenaires libériens et angolais" depuis le début de la crise, qui a suivi le scrutin présidentiel du 28 novembre.

Le président sortant s''en tient pour sa part à 20 morts. Robert Zoellick a annoncé à l''issue d''une entrevue à l''Elysée avec Nicolas Sarkozy que la Banque Mondiale avait gelé ses financements à la Côte d''Ivoire.

La "stratégie de partenariat pays" de la Banque mondiale pour la Côte d''Ivoire prévoit environ 575 millions de dollars financements pour la période 2009-2013, selon le site internet de l''institution.

L''Union européenne et les Etats-Unis ont de leur côté imposé des sanctions à Gbagbo et à ses proches pour tenter de l''amener à céder le pouvoir.

Le Conseil des droits de l''homme des Nations unies a adopté une résolution présentée par le Nigeria, président en exercice de la Communauté économique des Etats d''Afrique de l''Ouest (Cedeao), exprimant sa vive préoccupation devant les atrocités et les atteintes aux droits de l''homme commises en Côte d''Ivoire. Le Conseil a invité la Haute-Commissaire aux droits de l''homme de l''Onu à lui soumettre un rapport à ce sujet.

Intervenant dans la soirée à la télévision d''Etat RTI, un porte-parole de l''armée ivoirienne, a cherché à dissiper les rumeurs sur des divisions au sein d''une institution dont les chefs ont fait allégeance dès les premières heures de la crise à Laurent Gbagbo.

"Il n''existe aucun doute sur la cohésion des frères compagnons d''armes au sein des Forces de défense et de sécurité", a dit Babri Gohourou. "(Nous) réaffirmons également notre attachement indéfectible au président".

(Source: Reuters)

 

 

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