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Pauvreté : Le ministère de l’Intégration sociale met l’accent sur le contrôle de naissances
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Pauvreté : Le ministère de l’Intégration sociale met l’accent sur le contrôle de naissances
Initier les familles vivant sous le seuil de pauvreté au contrôle de naissances. C’est l’objectif du ministère de l’Intégration sociale. Ce ministère se lance dans une campagne de sensibilisation, en collaboration avec le Mauritius Family Planning, le samedi 23 octobre, au centre communautaire de Résidence Beau Séjour.
«Ti Fami, Gran Lavenir», c’est le thème choisi par le ministère dans le cadre de sa campagne sur le contrôle de naissances, cela afin de démontrer que la petite enfance est au centre de ses priorités. Selon un communiqué du ministère de l’Intégration sociale, les familles nombreuses vivant dans des situations précaires présentent des lacunes concernant l’éducation des enfants.
«Nous constatons que chez certaines familles toutes les conditions ne sont pas réunies pour permettre aux enfants de s’épanouir. L’une des raisons de cette situation est la taille trop élargie de ces familles qui entraîne de façon directe des problèmes de logement, une mauvaise nutrition et une scolarisation interrompue dès le plus jeune âge», ajoute ce communiqué.
Cependant, Hootesh Ramburn, ancien directeur de la National Empowerment Foundation, affirme, pour sa part, que cette démarche du ministère est une chose positive seulement si les personnes qui suivent ce programme restent libres de leur choix.
Hootesh Ramburn affirme aussi que les adultes qui participeront à ce programme ne devront pas se sentir forcer à suivre un contrôle quelconque. «Cela doit être une démarche personnelle. Les gens devront être informés, mais doivent demeurer libres de choisir», soutient-il.
«Il ne faut pas se centrer uniquement sur une facette de la pauvreté. Il faut qu’il y ait un accompagnement complet qui vise à l’encadrement parental de même que l’éducation sexuelle des enfants et des adolescents», ajoute-t-il.
Sheila Bunwaree, sociologue, rejoint les propos d’Hootesh Ramburn. «Le plus important dans ce débat de contrôle de naissance et de pauvreté est que tout devrait se faire d’une façon holistique. L’idée de la campagne n’est pas mauvaise mais prise en isolation, ce sera un échec», soutient la sociologue.
De plus, Sheila Bunwaree propose qu’une campagne d’autonomisation économique et d’éducation soit également lancée et qu’un suivi se fasse pour s’assurer des résultats de la campagne. «Faire une campagne sans être sûr qu’il y ait un résultat, ne sert à rien», conclut-elle.
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