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Tourisme : Face à la crise de l’euro, chaque réceptif a son propre plan de survie

16 août 2010, 20:00

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Tourisme : Face à la crise de l’euro, chaque réceptif  a son propre plan de survie

La crise de l’euro n’épargne pas les  réceptifs à Maurice. Avec White Sand Tours  qui se trouve dans le rouge, les autres principales Destination Management Companies (DMC), sont d’accord que la situation est difficile. Mais chacun a son plan d’action pour  garder la tête hors de l’eau. 

En ce qui concerne le tour opérateur White Sand Tours, la réunion des créanciers de ce 19 août  s’annonce cruciale à la fois pour le management  et les quelques 400 employés de la compagnie.

Peter Goldsmith, CEO de White Sand Tours  est catégorique : « La  crise de l’euro a  empiré  une situation déjà difficile à la suite du  volcan Eyjafjöll en Islande, en mai dernier. C’est seulement après la réunion présidée par l’administrateur volontaire que je pourrai me prononcer si White Sand Tours  est à un point de non-retour ou pas ».

Selon Peter Goldsmith, White Sand Tours a été placée sous administration volontaire dans un souci de continuité. « C’est l’administrateur qui va maintenant analyser et voir quelles solutions adopter. Il y a certes des craintes et appréhensions, ce qui est tout à fait  compréhensible, mais l’exercice est en cours pour trouver un dénouement le plus rapidement possible », a-t-il ajouté.

Peter Goldsmith  n’est pas le seul à évoquer  la crise de l’euro  pour expliquer les difficultés éprouvées par  les réceptifs et l’industrie touristique en général.

Christian Lefèvre, directeur général de Coquille Bonheur,  confirme une baisse des arrivées sur certains marchés en raison de la crise de l’euro: « Cela  nous affecte aussi, mais pas au même degré. Il y a un problème de cash flow, surtout avec les partenaires étrangers qui mettent aujourd’hui 90 jours au lieu de 40 pour régler les factures», explique-t-il.

Christian Lefèvre semble cependant  avoir trouvé la formule gagnante avec Thompsons Holidays dont il est aussi le Managing Director à Maurice. Une  augmentation de 40 % sur le marché sud-africain a été enregistrée durant le 2eme trimestre 2010 par rapport à la même période l’année dernière.

Du coté du réceptif Concorde, son directeur général, Bruno Lebreux, parle, lui, de gérance saine  avec des paramètres bien définis: « On suit de très près tout ce qui se passe sur le marché pour pouvoir repositionner, réinventer et proposer de meilleurs packages tout en assurant la qualité du service ».

Le directeur général de Concorde est d’avis qu’il faut s’accrocher au dollar tout en maintenant une présence importante en Europe qui reste tout de même le principal marché.

« Concorde a été le précurseur avec quelques hôteliers sur le marché sud-américain et je trouve  qu’il faut se donner les moyens de pouvoir le développer d’avantage. Il y a un fort potentiel depuis que les Sud-Américains ont recommencé à voyager. Ils paient  en dollars.  Maurice pourrait avoir sa part de ce marché représentant quelque 40 000 touristes qui parcourent l’Afrique et les destinations exotiques chaque année », soutient Bruno Lebreux.

Pour rappel : les réceptifs ou DMC (Destination Management Companies) ont comme principale fonction le transfert des clients de l’aéroport  à leur hôtel (vice-versa) et aussi les excursions.

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