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Branding : Xavier Duval évoque la polémique «outrancière», d’une «partie de la presse»

13 août 2010, 00:00

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Branding : Xavier Duval évoque la polémique «outrancière», d’une «partie de la presse»

Les dépenses liées à l’opération de branding  continuent à provoquer des remous. Xavier Luc Duval, ex-ministre du Tourisme, réagit et s’en prend particulièrement à la presse pour avoir répercutée cette polémique «parfois de façon outrancière».

Dans un communiqué, le ministre, qui a dirigé tout l’exercice, explique le choix du slogan : Mauritius, c’est un plaisir, pour dissiper ce qu’il décrit comme «une polémique alimentée principalement par l’Opposition et répercutée, parfois de façon outrancière, par une partie de la presse.».

«Il est inconcevable de venir aujourd’hui utiliser toutes sortes de superlatifs pour critiquer le brand et pour discréditer la cérémonie de lancement, le 8 octobre 2009, à La Citadelle», soutient Xavier-Luc Duval.

Et de rappeler que «le brand de Maurice est l’œuvre de la firme Acanchi».

«Le choix de retenir les services de la firme Acanchi est le résultat d’un appel d’offres international effectué par le Central Tender Board (CTB). Acanchi a été sélectionnée parmi huit firmes internationales qui ont soumis des offres. Cette firme britannique de renommée internationale a une impressionnante liste de réalisations à son actif puisqu’elle a également conçu le brand de plusieurs pays ou régions comme le Liban, la Zambie, l’Irlande du Nord, le Pays de Galles, l’Isle de Man, Bahrain, Hong-Kong et les Blue Mountains d’Australie», ajoute Xavier Duval.

Il indique que cette firme a, par la suite, effectué une série de consultations pendant près d’une année, auprès de représentants de l’ensemble de la société civile, du secteur privé et du gouvernement mauricien.

«Le choix du brand a donc été fait par des experts internationaux, après un travail laborieux et scientifique, à Maurice et à l’étranger, permettant de recueillir l’opinion de gens qui connaissent notre pays», écrit Xavier-Luc Duval.

«Il est important de souligner qu’à la fin des consultations, Mme Fiona Gilmore d’Acanchi a sollicité le leader de l’Opposition mais n’a jamais pu obtenir de rendez-vous», ajoute-t-il.

Le ministre confie qu’il a regretté que cette rencontre n’ait pas eu lieu parce que, dit-il, «j’ai toujours voulu faire abstraction de toute partisannerie dans le choix du brand et j’ai souhaité que toutes les institutions du pays apportent leur contribution, y compris l’opposition».

Mauritius, c’est un plaisir a été retenu parce que ce brand se réfère au plaisir que les étrangers éprouvent à venir à Maurice, pour les vacances, le travail ou pour investir. «Acanchi a aussi voulu décrire la complexité, le bilinguisme et le multiculturalisme de Maurice ainsi que la complexité et la générosité des Mauriciens. Il a fallu trouver quelques mots simples pour décrire cela… Après le dévoilement du brand, des arguments ont été pris en considération pour l’adapter aux marchés britanniques et français», fait ressortir Xavier-Luc Duval.

Concernant la cérémonie de lancement du branding, le ministre estime que si elle a coûté si cher, soit Rs 3,8 M, c’est que parce que celle-ci avait une portée internationale, réunissant plus de 1 200 invités, dont un grand nombre de personnalités. Donc, «il fallait tenir compte de la réputation de notre pays en tant que destination de classe pour les touristes et destination de choix pour les investisseurs».

«Je suis fier d’avoir participé à l’exercice de branding de Maurice que d’autres avant moi avaient évoqué, sans jamais avoir eu le courage d’accomplir, même si je savais dès le départ que, pour diverses raisons, j’allais faire l’objet de vives critiques», conclut-il.

Rappelons qu’outre la semaine dernière, au parlement, il a été révélé que le cocktail dînatoire pour le branding a coûté quelque Rs 4 millions. Des chiffres qui, ajoutés aux Rs 39 millions versés à la firme Acanchi, ont choqué beaucoup de personnes, surtout qu’au même moment on évoquait dans la presse le problème des squatters de Dubreuil.

 

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