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Santé : Le bien-être est dans la nature

7 juillet 2010, 00:00

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Santé : Le bien-être est dans la nature

Jacqueline Azémar animera ce soir, dès 18 heures, un séminaire gratuit ouvert à tous sur l’aromathérapie à l’Ecole mauricienne du bien-être, à Curepipe.

Si l’aromathérapie s’inspire de la nature et comporte de nombreux bienfaits, le conseil de spécialistes s’avère parfois nécessaire quant à son application.

L’aromathérapie a depuis des siècles fait partie de la pharmacopée. De l’Egypte à la Grèce, en passant par Rome, les bienfaits des huiles essentielles sont légendaires. Ces huiles sont obtenues grâce à la distillation de plantes aromatiques. On les trouve dans les pétales de fleurs (roses), les feuilles (eucalyptus), le bois (santal), l’écorce des fruits (citron), les graines (cumin), les rhizomes (gingembre) ou encore la résine (sapin).

On attribue aux huiles essentielles divers bienfaits. Elles sont notamment détoxifiantes, antiseptiques, revitalisantes. Certaines sont également antivirales ou anti-inflammatoires. Pour bénéficier de leurs propriétés, il convient de les respirer au moyen de diffuseurs d’arômes, de les frictionner sur le corps matin et soir ou encore de les boire en grogs aromatiques.

Le pouvoir curatif de l’aromathérapie est surtout dû à sa capacité à induire un état de relaxation et à engendrer une sensation de bien-être et de détente. Ainsi, les massages aromatiques sont l’une des méthodes les plus appréciables pour contrer les effets négatifs du stress. Les essences de camomille et de thym auraient la faculté d’activer la production des globules blancs qui aident à lutter contre la maladie. La lavande aurait la propriété de favoriser la régénération des cellules de la peau et d’accélérer rapidement la cicatrisation des brûlures, des blessures, des ulcères.

Outre de soulager les maux du corps et de l’esprit, l’huile essentielle aromatise la cuisine et s’ajoute dans les compositions de beauté pour le corps et le visage. Cependant, la qualité des huiles essentielles est primordiale pour une utilisation à usage thérapeutique, culinaire ou esthétique.

¦ Précautions à prendre :

-Ne jamais utiliser une huile essentielle que vous ne connaissez pas sans prendre conseil auprès d’un professionnel.
-Il est important de respecter la posologie et la durée de la prise.
-Pour l’emploi des huiles à des fins thérapeutiques, il est conseillé de consulter un médecin aromathérapeute. Leur ingestion relève exclusivement de la médecine.
-Les huiles essentielles ne doivent pas être appliquées sur les muqueuses ou sur les yeux.
-La majorité des huiles essentielles doivent être diluées dans une huile végétale comme l’amande douce avant d’être appliquées sur la peau.
-Certaines huiles sont photo-sensibilisantes (orange, bergamote, citron et mandarine), ne pas s’exposer au soleil après application.
-Les huiles essentielles sont déconseillées aux femmes enceintes, aux sujets épileptiques et à toute personne ayant des problèmes de coeur ou des pathologies graves.
-Elles doivent êtes tenues hors de la portée des enfants car elles peuvent être fatales dans certains cas si ingérées, même en petite quantité.


Aider à la professionnalisation


Située à Curepipe, l’Ecole mauricienne du bien-être (EMBE) est un organisme accrédité par la Mauritius Qualification Authority (MQA). Elle se défi nit comme «une plate-forme d’enseignement du bien-être et des médecines douces dans l’océan Indien» et propose des formations à ceux qui souhaitent devenir «Praticien de Bien-être et Santé». Le but étant de favoriser la professionnalisation des praticiens dans ce domaine à travers une approche théorique et pratique.

On peut lire sur le site web de l’EMBE que tout au long de leur cursus, «les étudiants seront amenés à une professionnalisation en réalisant des mises en situation réelles. Ces mises en situation se tiendront dans les locaux de l’école à Forest-Side.» Ils bénéficieront aussi d’un encadrement pédagogique de qualité.

Sur le site web, on peut lire qu’afin de garantir l’éthique et la qualité des enseignements de l’EMBE, «un comité scientifique médical indépendant, composé de médecins et d’enseignants universitaires, est chargé de valider au préalable toutes les interventions au sein de l’école».

Deux formations sont disponibles : celle de «Praticien de santé bien-être» à temps plein et celle comprenant des modules professionnels à temps partiel. A temps plein, la formation dure environ un an. Les modules professionnels à temps partiel conviennent à ceux qui ne souhaitent pas suivre le cours dans son ensemble. Cela permet de «compléter les formations médicales initiales (personnel soignant, médecin, masseur kinésithérapeute, ostéopathe, psychologue,…) afin de permettre un meilleur accompagnement (mieux-être) du patient.»

Prenons l’exemple de la pharmacie. La pharmacopée d’aujourd’hui n’est plus celle de l’époque de nos grands-parents. De nos jours, on trouve en pharmacie des cosmétiques, des produits pour la peau ou des compléments alimentaires. Des pharmaciens peuvent donc suivre quelques modules professionnels à l’EMBE afin de mieux comprendre l’usage de ces produits et être mieux à même de conseiller les gens. Ces cours conviennent également à des professionnels de la santé qui souhaiteraient compléter leur formation médicale.

Pour plus d’informations, consultez www.embe-formation.com  ou téléphonez au 670 7734


Questions à Jacqueline Azémar, pharmacienne-aromatologue

«Les huiles essentielles permettent d’aller à la source des maladies»

Jacqueline Azémar animera ce soir dès 18 heures, un séminaire gratuit et ouvert à tous sur l’aromathérapie à l’Ecole mauricienne du bien-être, à Curepipe.

? Vous êtes pharmacienne-aromatologue… Cela consiste en quoi exactement ?

Nous sommes spécialisés dans l’aromathérapie, c’est-à-dire que nous nous concentrons sur les bienfaits médicaux des huiles essentielles. Lesquelles, outre leurs vertus curatives, peuvent aussi être utilisées comme parfums. Par ailleurs, les huiles essentielles, utilisées dans le cadre de techniques préventives en médecine, permettent de traiter des maladies en remontant à leur source. L’aromathérapie est une médecine traditionnelle qui a une approche scientifique.

? Y a-t-il beaucoup de professionnels de l’aromathérapie à Maurice ?

J’ai personnellement formé des pharmaciens et des médecins non prescripteurs, dont des ostéopathes. Il y a des spécialistes qui se mettent à utiliser la méthode préventive que représente l’aromathérapie. C’est une science qui est en plein développement ici, à Maurice. Il y a un travail de fond qui est effectué en vue de mieux faire connaître ses bienfaits.

? La conférence est gratuite et ouverte à tous. Qu’espérez-vous apporter à ceux qui viendront y assister ?

Beaucoup de Mauriciens cherchent aujourd’hui à changer leur train de vie, à l’améliorer. Ils veulent apprendre comment prévenir les petits maux du quotidien en utilisant l’aromathérapie et sont à la recherche d’informations susceptibles de les aider en ce sens. C’est précisément ce que je souhaite apporter lors de mes conférences. J’en ai déjà animé plusieurs sur le sujet, notamment à l’Ecole mauricienne du bien-être, où je suis chargée de la formation en aromathérapie.

? Quelles sont les grandes lignes de ce que vous aborderez lors de la conférence d’aujourd’hui ?

Je tenterai d’expliquer les bienfaits de l’aromathérapie et quelles sont les huiles essentielles aux vertus thérapeutiques, comment reconnaître les bonnes huiles, etc. J’aborderai aussi les problèmes du quotidien qui peuvent être réglés à l’aide de l’aromathérapie. Je m’attaquerai à des questions clés et pratiques en vue d’aider les gens à améliorer leur vie. Le public présent aura l’occasion de tester et de sentir les diverses huiles.

? Quels genres d’huiles essentielles ou de produits relatifs à l’aromathérapie sont disponibles ici ?

Je fabrique divers produits propres à l’aromathérapie à Maurice. Ils sont disponibles sous forme de gels, de gélules, d’huiles ou même de solutions buvables.

Propos recueillis par Caroline ASSY

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