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Les ONG luttant contre le VIH/sida

1 décembre 2008, 01:00

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Les ONG luttant contre le VIH/sida

Les acteurs de la lutte contre le sida sont nombreux. C’est dire à quel point le combat contre cette maladie est devenu une cause primordiale. Cet engagement vient une fois de plus souligner l’intensité de l’épidémiologie à Maurice.

PILS (Prévention Information et Lutte Contre le Sida), CUT (Collectif Urgence Toxida), Ki Nou Eté, Aids Candlelight Memorial Mauritius, Aids Candlelight Memorial Rodrigues, KISS (Keep it Safe Society), Les Zarbiens, Lutte et Espoir (Rodrigues), Youth Alive, Chrysalide, Elan parmi tant d’autres, tous unis pour panser les plaies émotionnelles et physiques des victimes du virus, tous pour dire STOP au VIH/sida.

A travers la prévention, la prise en charge psychologique et l’écoute, le financement des projets sur le terrain et des campagnes de sensibilisation constantes, elles oeuvrent toutes pour faire reculer l’épidémiologie. Quelques membres eux-mêmes PVVIH, pour certains un parent, un ami ou une connaissance, pour d’autres, tout simplement le fait d’être humain et citoyen… Qu’elles aient une connexion de près ou de loin avec le VIH/sida, leur courage, la persévérance, la solidarité de ces personnes au quotidien inspirent le respect.

CUT
Le collectif Urgence Toxida regroupe 11 organisations non gouvernementales engagées dans le traitement et la réhabilitation des UDVI (Usagers de Drogue par Intraveineuse).

La mission de CUT est de conduire des plaidoyers dans le domaine de la Réduction des Risques. Selon un membre de CUT, «ces plaidoyers ont mené à l’introduction du traitement de substitution à la méthadone et du programme d’échange de seringues». Il ajoute que les plaidoyers de CUT continueront afin d’augmenter et de soutenir les actions énoncées.

«Le travail de CUT se professionnalisera qualitativement dans l’action, à partir de 2009. CUT bénéficiera d’un bureau à Port-Louis et emploiera un coordinateur ainsi qu’un travailleur social afin de renforcer l’introduction du traitement de substitution à la méthadone et du programme d’échange de seringues au niveau des sites dépendant de CUT».

La création d’une Harm Reduction Unit est un plaidoyer de CUT auprès du ministère de la Santé. L’Etat a approuvé cette demande mais ne la pas mise en place à ce jour.

Aids Candlelight Memorial Mauritius

L’International Aids Candlelight Memorial, un programme du Global Health Council, une des plus grandes et anciennes campagnes de mobilisation pour la sensibilisation du VIH/sida dans le monde.

Depuis 1983, le Candlelight Memorial a lieu le 3ème dimanche de mai. Cet évènement est organisé localement dans quelque 1 200 communautés dans 115 pays afin d’honorer les séropositifs décédés et la conscientisation au VIH/sida. «Cette année, nous commencerons nos activités avec la Journée Mondiale de la Lutte contre le Sida. Le Candlelight Advocacy Campaign (six mois de campagnes de plaidoyers) débutera à compter de ce jour. Nous lancerons un nouveau slogan: « Together, we are the solution »atteste Dany Philippe, le National Coordinator pour Maurice. «Nous produirons un livret de plaidoyers, que nous espérons, sera prêt pour la mi-décembre. Dans ce document, tous les coordinateurs de communautés de Candlelight parlerons un seul langage», poursuit celui-ci.

Ki Nou Eté

A la création de cette association, sa mission était de s’occuper des femmes détenues dans les prisons. Aujourd’hui, Ki Nou Eté apporte un soutien psychologique aux hommes incarcérés également.

Six prisons existent à Maurice, dont la prison de Richelieu, de Petit Verger et de Beau-Bassin. «La prison est un centre de réhabilitation», précise, d’emblée, Samuel Siegfried de Ki Nou Eté. Ce travailleur social se rend régulièrement dans les prisons de l’île afin de soutenir les prisonniers vivant avec le VIH/sida. Il parle surtout de la prison de Beau-Bassin, où l’accès au centre de réhabilitation, le Lotus Centre, est refusé à Ki Nou Eté. Cela l’ennuie beaucoup parce que les autres prisons sont moins restrictives et c’est justement à la prison de Beau-Bassin que la situation du VIH/sida est plus critique. La prison est d’ailleurs actuellement surpeuplée. «Nous avons fait la demande d’accès au centre de réhabilitation mais l’autorité pénitentiaire de Beau-Bassin nous a toujours renvoyé, à chaque fois sans raison valable. Nous sommes la seule organisation qu’elle empêche d’entrer». Mais Ki Nou Eté n’abandonne pas pour autant. Alors, les membres épaulent les détenus séropositifs «comme ils le peuvent», en ayant avec eux des rencontres individuelles.

A la prison de Beau-Bassin, Samuel Siegfried, accompagné d’une psychologue suit 8 prisonniers, deux fois par semaine. En outre, une dizaine de volontaires et une psychologue travaillent avec six prisonnières séropositives. L’entreprise des travailleurs sociaux de Ki Nou Eté se passe en trois étapes principales : quand, par exemple, Samuel Siegfried rencontre un toxicomane en prison, il s’enquiert de sa santé, demande au toxicomane s’il voudrait arrêter les drogues et s’il souhaiterait se faire dépister. S’il s’avère que celui-ci est porteur du VIH/sida, il aura accès à la trithérapie. La seconde phase de ce premier échange est d’essayer de savoir si le détenu a un compagnon ou une compagne. Si le prisonnier séropositif sait qu’il l’est, Samuel Siegfried demandera à celui-ci si son partenaire est au courant. Si le partenaire n’en est pas informé, le travailleur social tentera de placer le prisonnier sur la piste d’une réflexion pour essayer de le convaincre d’avouer sa séropositivité à sa/son partenaire. Troisièmement, Samuel Siegfried prendra des rendez-vous réguliers avec le détenu pour des sessions d’écoute et de conversation.

Ki Nou Eté lancera, avec le soutien de Fight Aids Monaco et du groupe Rogers en décembre, son projet pour les enfants vivant avec le VIH/sida à Batterie Cassée et Bois-Marchand. L’objectif de ce projet est d’effectuer un suivi psychologique auprès de ces enfants, âgés de 5 à 17 ans.

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