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«World Cleanup Day»
Plus d'une centaine de volontaires mobilisés sur l'Île d'Ambre
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«World Cleanup Day»
Plus d'une centaine de volontaires mobilisés sur l'Île d'Ambre
Entre 125 et 130 volontaires, selon les organisateurs, ont nettoyé l'Île d'Ambre ce dimanche 20 septembre à l'occasion du World Cleanup Day. Cette deuxième grande action citoyenne de Greenpeace Africa à Maurice, menée en collaboration avec le Port-Louis Regional Youth Council et l'African Leadership University, s'est déroulée en présence du député Ram Etwareea.
Le rendez-vous était fixé à 9 h 30 au débarcadère du Morcellement Saint-Antoine, à Goodlands, point d'embarquement vers l'île. Située sur la côte nord-est, érigée en parc national et ceinturée de mangrove, elle devait accueillir l'opération jusqu'à 14 h 30.
Les organisateurs tablaient sur près de 90 participants ; la mobilisation a dépassé ce chiffre. Ahzar Joomun, du Port-Louis Regional Youth Council, précise que les volontaires ont été répartis en dix équipes de 12 à 13 personnes pour couvrir toute l'île. «C'est une initiative vraiment importante, qui ne doit pas se faire seulement aujourd'hui, mais tout au long de l'année», a-t-il souligné.
Greenpeace Africa mène ici sa deuxième action d'envergure à Maurice. En juillet, l'organisation avait lancé sa toute première campagne dans la mangrove de Rivière-des-Créoles, où une trentaine de bénévoles avaient retiré plus de 500 kilos de déchets plastiques en une heure. Dimanche, elle s'est greffée sur la Journée mondiale du nettoyage, que l'ONU a fixée au 20 septembre, alors que d'autres opérations se tenaient à travers le pays pour la première édition nationale du Mauritius Cleanup Day.
Ram Etwareea, député de la circonscription n°6 et ancien journaliste à Genève, a tenu à soutenir ces jeunes «qui œuvrent pour notre environnement». «Le World Cleanup Day est célébré partout à travers le monde le 20 septembre. C'est avant tout une journée pour conscientiser les citoyens sur l'impact de la production de déchets sur l'environnement et la nécessité de nettoyer et d'enlever nos déchets», a-t-il rappelé.
À Maurice, a-t-il estimé, le modèle de consommation fait que les déchets s'accumulent de plus en plus. «Si nous ne prenons pas les dispositions nécessaires pour réduire la quantité de déchets que nous produisons, on se retrouvera à vivre autour de montagnes de déchets. C'est une situation qui existe déjà ailleurs et, si nous n'agissons pas dès maintenant, ce sera difficile d'éliminer ces déchets plus tard.»
Le député a aussi souligné que le tourisme est l'une des principales sources de revenu du pays et qu'il faut garder l'île propre pour cette industrie, «mais surtout pour nous-mêmes, les Mauriciens». «Un environnement propre est synonyme d'une santé saine. Gardons donc notre environnement sain !», a-t-il lancé.
Bella et Janique, de l'African Leadership University, ont expliqué que leur présence s'inscrit dans une démarche annuelle. «Nous sommes ici pour notre giveback annuel, une action au service de la communauté. C'est un projet que nous menons chaque année, dans le cadre de nos études, pour avoir un impact autour de nous. Nous sommes très enthousiastes d'être ici avec les organisateurs.»
Reste, comme le résume Azhar Joomun, une évidence : «Pour qu'on n'ait pas à nettoyer, il ne faut pas jeter de déchets.»
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