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Fraude aux «credentials» d'architectes
Trente-et-un cas recensés, plus de 200 soupçonnés
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Fraude aux «credentials» d'architectes
Trente-et-un cas recensés, plus de 200 soupçonnés
La Civil Service Architects & Technical Staff Union (CSATSU), en collaboration avec la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), a tenu une conférence de presse vendredi 18 septembre 2026 au siège de la FCSOU, à Jade Court, Jummah Mosque Street, Port-Louis. Au centre des discussions : l'utilisation non autorisée des noms, credentials et signatures électroniques d'architectes professionnels enregistrés dans des demandes de Building and Land Use Permit (BLUP).
Selon les informations communiquées lors de la conférence, 31 cas d'utilisation frauduleuse de credentials d'architectes ont été officiellement rapportés au syndicat au cours de la dernière année. Les représentants estiment toutefois que le phénomène pourrait être beaucoup plus important, évoquant plus de 200 cas potentiels à travers le pays.
Pour Vinesh Sewsurn, président de la FCSOU, cette situation constitue un problème sérieux qui touche à la fois la profession et la sécurité du public. Il a expliqué que les démarches entreprises visent notamment à sensibiliser la population au rôle réel d'un architecte dans un projet de construction.
De son côté, Mevin K. Ballgobind, président de la CSATSU, a indiqué que le syndicat a informé les autorités concernées, ainsi que le Professional Architects Council (PAC), des cas rapportés. Il a également évoqué des démarches auprès de la police et d'autres instances afin que des actions soient entreprises rapidement.
Rabindra Thanoo, vice-président du PAC, a rappelé que l'exercice de la profession d'architecte est encadré par un processus d'enregistrement spécifique. Selon lui, les qualifications et l'expérience requises permettent notamment de garantir le respect des normes professionnelles et du code de pratique.
Divesh Guttee, membre du conseil d'administration du PAC, a précisé que 30 cas officiels avaient déjà été rapportés au Conseil, le nombre continuant d'augmenter. Il a expliqué que certains individus utiliseraient la signature électronique d'un architecte enregistré pour certifier des plans avant de les télécharger sur la plateforme NELS (National Electronic Licensing System), utilisée pour les demandes de BLUP. Le PAC considère de telles pratiques comme susceptibles de constituer des infractions criminelles, notamment en matière de falsification et d'utilisation de documents falsifiés.
Le PAC rappelle également que, pour les projets de construction de plus de 150 m², les plans et dessins concernés doivent être préparés et signés électroniquement par un architecte professionnel, sous réserve des exigences légales applicables.
Face à cette situation, le CSATSU et le PAC appellent le public à la vigilance. Les personnes souhaitant engager un architecte sont invitées à vérifier son statut auprès du registre officiel des architectes du PAC. Les autorités rappellent par ailleurs que des individus proposant des services architecturaux sur les réseaux sociaux sans être enregistrés peuvent également faire l'objet de poursuites.
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