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«Eski to ti Kone»

Le «kasarl», cette tradition qui accompagnait les jeunes mamans après l’accouchement

6 septembre 2026, 18:30

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Eski to ti kone ki ete kasarl ? Pour beaucoup de de la nouvelle génération, ce nom ne dira peut-être pas grand-chose. Pourtant, autrefois, le kasarl était une préparation bien connue dans de nombreuses familles mauriciennes, particulièrement lorsqu’une femme venait de donner naissance à un enfant.

À cette période si particulière de la vie d’une femme, les grands-mères avaient leurs habitudes et leurs recettes. Parmi elles, il y avait le kasarl. Une préparation façonnée en petites boules, qui peut rappeler la forme d’un laddoo, mais dont le goût et les ingrédients sont bien différents. Ici, les épices et le gingembre occupent une place importante.

À Laventure, Amrita Boojhowon perpétue encore aujourd’hui cette tradition. Pour elle, préparer le kasarl, c’est aussi faire revivre une pratique transmise de génération en génération. «À l’époque, lorsqu’une femme avait un bébé, les grands-mères préparaient du kasarl pour elle. C’était quelque chose de très connu», raconte-t-elle.

Le kasarl était considéré comme bénéfique pour les jeunes mamans, en particulier pour favoriser la production de lait maternel et leur apporter une sensation de chaleur après l’accouchement.

La préparation

La recette demande plusieurs ingrédients et surtout beaucoup de patience. Le riz est d’abord grillé, tout comme les lentilles et les noix de cajou. Une fois les ingrédients préparés, ils sont écrasés afin d’obtenir une préparation fine.

De l’huile de moutarde y est par la suite ajoutée. Le gingembre, autre ingrédient important de cette recette traditionnelle, est bouilli. Cette eau est ensuite incorporée progressivement à la préparation.

Il faut alors travailler le mélange jusqu’à obtenir une texture permettant de former de petites boules. Un travail simple en apparence, mais qui rappelle surtout une époque où les recettes de nos grandsmères avaient une place importante dans le quotidien des familles. Chaque préparation avait son histoire, son moment et sa raison d’être.

Aujourd’hui, certaines de ces traditions tendent à se faire plus rares. Les jeunes générations connaissent parfois le nom d’une recette sans vraiment savoir comment elle était préparée, ni dans quelles circonstances elle était consommée. Le kasarl fait partie de ces souvenirs culinaires qui racontent aussi une partie de notre histoire familiale.

À travers cette préparation réalisée à Laventure, Amrita Boojhowon fait revivre, le temps d’une recette, un savoir-faire d’autrefois. Un savoir-faire qui nous ramène à l’époque où, dans les cuisines, les grandsmères préparaient avec attention des recettes destinées aux jeunes mamans.

Alors, eski zot ankor rapel kasarl ? Peut-être que chez vous aussi, une grand-mère ou une maman préparait cette recette après la naissance d’un bébé. Car parfois, derrière une simple petite boule de nourriture se cache bien plus qu’une recette : il y a des souvenirs, une tradition et tout l’amour d’une famille qui prend soin des siens.

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