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Crue dévastatrice dans l’Himalaya

Le drame là-bas, l’angoisse des Népalais ici

2 septembre 2026, 20:30

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Le drame là-bas, l’angoisse des Népalais ici

Aucun Mauricien ne se trouve en danger au Népal à ce stade, a assuré le ministre des Affaires étrangères, Ritish Ramful. Les inondations qui frappent le pays ont fait plus de 1 000 morts, tandis que des milliers de personnes sont toujours portées disparues. Dans un communiqué, le ministère a invité les familles mauriciennes ayant des proches au Népal ou dans les régions avoisinantes à signaler leur présence aux autorités s’ils se trouvent dans les zones touchées.

Untitled design ■ Bidhya Gautam.

À Maurice, la communauté népalaise suit la situation avec angoisse. Pour ceux qui vivent et travaillent ici, les nouvelles venues du pays sont parfois difficiles à regarder ou à entendre. Certains ont leur famille à l’abri, d’autres suivent avec inquiétude les récits de proches directement touchés. Bidhya Gautam, actuellement à Maurice, témoigne de la gravité de la situation dans plusieurs régions. «La situation reste très difficile dans plusieurs régions du pays. De nombreuses familles ont été touchées, tandis que des maisons, des routes, des ponts et des terres agricoles ont été endommagés», raconte-t-elle. Alors que les opérations de secours se poursuivent, certaines zones restent difficiles d’accès. Pour elle, l’urgence est désormais de retrouver les personnes encore portées disparues, de mettre les sinistrés à l’abri et de leur apporter les produits essentiels. «Les personnes touchées ont besoin d’eau potable, de nourriture, de médicaments, d’abris sûrs et de soins médicaux», explique-t-elle.

Untitled design (1) ■ Khem Dangal.

Khem Dangal, installé à Quatre-Bornes depuis un an, suit aussi la situation avec inquiétude. Originaire du district de Jhapa, dans l’est du Népal, il reste en contact avec ses amis et sa famille, qui heureusement n’a pas été directement touchée. «Ma maison se trouve à une certaine distance des zones les plus affectées. Ma famille n’a subi aucune perte humaine ni aucun dommage matériel. Toute ma famille est saine et sauve.» Un soulagement pour Khem, mais qui ne fait pas disparaître la douleur de voir son pays traverser une telle épreuve. «Même si je suis loin, mon cœur reste avec les habitants du Népal et toutes les familles touchées», confie-t-il. Certains de ses amis ont perdu des proches dans la catastrophe. D’autres ont déjà choisi de rentrer au Népal pour être auprès de leur famille.

Untitled design (2) ■ Kamala Dhimal.

Pour Kamala Dhimal, installée à Candos depuis huit mois et employée dans un supermarché, la catastrophe est vécue à travers les récits qui lui parviennent du pays. Un peu avant de témoigner, elle avait parlé à une personne de son entourage au Népal, qui venait de perdre deux membres de sa famille. «Nous n’aurions jamais imaginé devoir faire face à une telle situation. D’un côté, nous sommes inquiets pour nos proches et, de l’autre, nous nous demandons ce qu’il adviendra de nos maisons, de nos biens et de notre avenir. Pour l’instant, nous voulons simplement savoir que nos proches sont en sécurité.» Les témoignages ont commencé à peser sur son quotidien à Maurice. «Entendre ce que vivent mes proches et mes amis au pays a rendu les choses difficiles, même pour aller travailler. Mais j’essaie de rester forte et d’assumer mes responsabilités», dit-elle.

Pour les personnes touchées, l’urgence ne se limite pas aux secours. Une fois les opérations terminées, il faudra reconstruire des maisons, restaurer les moyens de subsistance et accompagner les familles qui ont perdu des proches. À Maurice comme au Népal, les pensées restent tournées vers ceux qui attendent encore des nouvelles. Bidhya appelle à l’unité et à l’espoir. Khem pense à sa famille restée au pays et à ses amis endeuillés. Kamala porte les récits de ceux qui vivent directement la tragédie. Trois voix, trois réalités, mais un même lien avec le Népal.

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