Publicité

En marge du «U.S.-Africa Business Summit 2026»

Quatre à cinq blindés à acquérir ?

1 septembre 2026, 16:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Quatre à cinq blindés à acquérir ?

LE gouvernement pourrait être amené à acquérir quatre à cinq véhicules blindés supplémentaires en prévision du U.S.-Africa Business Summit 2026 en décembre à Maurice, a appris l’express de sources gouvernementales. Une perspective qui intervient quelques jours après la controverse autour de la nouvelle BMW blindée du Premier ministre, Navin Ramgoolam, dont le coût est estimé à environ Rs 30 millions (près de 570 000 euros).

Le nombre exact de véhicules nécessaires reste toutefois soumis à la confirmation du ministère des Affaires étrangères, qui doit notamment établir la liste des chefs d’État et de gouvernement africains attendus pour ce rendez-vous international.

Selon des sources au sein de l’appareil sécuritaire, les véhicules blindés ne pourraient pas simplement être loués pour l’occasion et devraient faire l’objet d’une acquisition. Leur durée d’utilisation serait par ailleurs limitée, certains équipements de protection étant soumis à une durée de vie relativement courte. Le système de blindage et notamment les vitres pare-balles peuvent perdre de leur efficacité ou nécessiter un remplacement après environ trois ans, selon ces mêmes sources.

La question du renouvellement du véhicule blindé du Premier ministre était déjà connue des services de sécurité. Selon nos informations, la police aurait recommandé son remplacement dès 2024. Navin Ramgoolam, qui venait alors d’accéder au pouvoir, aurait toutefois refusé cette acquisition à ce moment-là. Avec l’organisation du sommet de décembre et la perspective de la venue de plusieurs hauts dirigeants étrangers, la police reviendrait désormais à la charge.

«Parfois, le Premier ministre offre sa voiture et prend une ancienne voiture», explique un membre de la Very Important Person Security Unit. Mais cette pratique aurait récemment montré ses limites. Lors d’une précédente visite d’un chef d’État, le véhicule de remplacement aurait été confronté à une panne, obligeant le Premier ministre à changer de voiture. «C’est une security hazard», estime cette source. Un ancien commissaire de police rappelle que les équipes de sécurité accompagnant les chefs d’État étrangers effectuent généralement une visite de reconnaissance avant leur déplacement et évaluent notamment les véhicules, les itinéraires et les infrastructures.

Dans le passé, les exigences sécuritaires ont déjà pesé sur les visites officielles à Maurice. La venue du président américain George W. Bush n’avait notamment pas pu se concrétiser pour des raisons liées à la sécurité, selon cet ancien responsable. Lors d’une autre visite, les ralentisseurs avaient été retirés sur certains axes afin de permettre au président chinois Hu Jintao de circuler à une vitesse compatible avec les normes de sécurité de son dispositif.

Au Prime Minister’s Office, le principe avancé est clair : si Maurice veut garantir la présence de hauts dirigeants au sommet de décembre, les impératifs de sécurité ne pourront pas être transigés. Reste désormais à déterminer combien de blindés devront être acquis – et à quel coût pour les finances publiques.

Publicité