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Goodlands

Jevin Greedhur décède d’une septicémie 20 jours après un accident de moto

1 septembre 2026, 10:10

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Jevin Greedhur décède d’une septicémie 20 jours après un accident de moto

Jevin Greedhur avait 32 ans et des projets plein la tête. Mécanicien de motos durant la journée et agent de sécurité le soir, il travaillait dur pour préparer son avenir avec sa fiancée, Elisha. Ils devaient se marier l’année prochaine.

Le 10 août, il avait quitté son domicile vers 21 heures pour se rendre au travail. Quelques minutes plus tard, ses proches ont appris qu’il avait été victime d’un grave accident à la jonction de la route principale de St-Antoine et de Mme Azor Street, à Goodlands. «Vers 21 h 18, mo’nn aprann ki mo frer inn fer aksidan. Mo’nn al lopital vit», raconte Kevin Greedhur, son frère de 35 ans.

Le père de la victime, Bhagwaandas Greedhur, et sa mère, Jaymala Greedhur, dévastés après le décès de leur fils. ▪️Le père de la victime, Bhagwaandas Greedhur, et sa mère, Jaymala Greedhur, dévastés après le décès de leur fils.

Feux défectueux ?

Jevin, qui circulait à moto, avait été grièvement blessé dans la collision avec une voiture conduite par une jeune femme de 19 ans. Selon le rapport de police, le lieu de l’accident était sombre et n’était pas couvert par une caméra Safe City. Aucun témoin indépendant ne s’était manifesté. L’alcootest effectué sur la conductrice s’était révélé négatif.

La conductrice avait expliqué à la police qu’elle venait de Poudre-d’Or en direction de Goodlands lorsqu’elle aurait vu la moto surgir de Mme Azor Street. Elle a également affirmé que le feu de la moto n’était pas allumé.

Kevin Greedhur, le frère de la victime. ▪️Kevin Greedhur, le frère de la victime.

La famille de Jevin conteste toutefois cette version. Kevin affirme avoir vu des images montrant, selon lui, que le feu de la moto était allumé. Des éléments qui devront être examinés dans le cadre de l’enquête.

Prise en charge polémique

Transporté au SSRN Hospital par le SAMU, il y est resté hospitalisé pendant 20 jours. Les jours ont été longs pour les proches de Jevin. Kevin raconte que son frère semblait parfois aller mieux.

«Kan nou ti pe al get li, li ti pe fer nou sign ek so pous pou montre ki li korek», raconte-t-il. «Kan li ti dan ICU, zot ti pe bien get li», affirme-t-il. «Apre kan zot inn transfer li dan lasal, nou krwar zot pa ti pe get li parey…» La famille affirme également avoir dû s’occuper elle-même de certains aspects de l’hygiène de Jevin lors de ses visites.

Le lieu du drame, sur la route principale de St-Antoine, à Goodlands. ▪️Le lieu du drame, sur la route principale de St-Antoine, à Goodlands.

Elle dit ainsi nourrir des interrogations sur la prise en charge du jeune homme après son transfert hors des soins intensifs et évoque une possible négligence. Ces affirmations émanent de la famille et n’ont, à ce stade, pas été établies par une enquête indépendante.

Le 30 août, soit 20 jours après l’accident, le Dr Mungun, Medical Health Officer, a constaté le décès de Jevin au SSRN Hospital. Une autopsie pratiquée quelques heures plus tard par le Dr Chamane, Principal Medical Officer, a établi que la cause du décès était une septicémie consécutive à l’accident. Sa dépouille a ensuite été remise à la famille.

Jevin avait encore beaucoup de projets. Il travaillait pour préparer son propre mariage, mais aussi pour aider son frère Kevin avec la préparation du sien. «Li ti pe travay dir pou so maryaz. Pou li, kas pa inportan, se so frer ki inportan», confie Kevin.

Le hasard rend aujourd’hui cette histoire encore plus douloureuse. Kevin devait lui-même se marier en septembre. Et Jevin «ti pe rod enn surprise pou fer karos mo maryaz. Li ti pe rod fer enn sirpriz pou mwa, me finalman, se mwa ki’nn gagn sirpriz», raconte son frère avec émotion. Jevin était un homme apprécié de son entourage : «li ti bien amikal. Li ti touletan kontan ed dimounn», raconte-t-il.

Dans cette famille de quatre enfants, deux frères et deux sœurs, Jevin occupait une place particulière. Sa disparition laisse ses parents dévastés. «Mama ek papa pe plore boukou», confie Kevin.

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