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Guerre au Moyen-Orient

Frappes américaines en Iran : les premières depuis un mois

31 août 2026, 08:28

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Frappes américaines en Iran : les premières depuis un mois

Photo diffusée le 21 avril par le service des relations publiques du Commandement central des États-Unis montrant le destroyer lance-missiles «USS Michael Murphy» en patrouille dans la mer d'Oman lors d'un blocus maritime, le 15 avril. (source photo AFP)

L'armée américaine a bombardé l'île iranienne de Larak hier, dimanche 30 août, une première depuis un mois, provoquant une réplique des Gardiens de la Révolution islamique contre des installations américaines en Jordanie. Cet épisode risque de compromettre plusieurs semaines de calme relatif dans le conflit au Moyen-Orient, qui dépasse désormais les six mois, à un moment où Donald Trump dit privilégier la pression économique face à l'Iran.

Le porte-parole du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Tim Hawkins, a précisé dans un communiqué à l'AFP que les forces américaines avaient visé deux lanceurs iraniens situés sur l'île de Larak, dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime jugée stratégique. Selon lui, l'intervention faisait suite au repérage de membres des Gardiens de la Révolution islamique s'apprêtant à tirer des roquettes porteuses de mines marines dans le détroit. L'agence de presse iranienne Tasnim fait état de deux morts et deux blessés dans cette frappe.

Les Gardiens de la Révolution, qui avaient promis des représailles, affirment avoir ensuite frappé des équipements militaires américains sur deux bases aériennes en Jordanie. Les médias d'État iraniens les citent avertissant que «tout acte d'hostilité se heurtera à des représailles encore plus puissantes».

Le mois écoulé avait vu les hostilités s'atténuer, malgré des tirs sporadiques toujours signalés dans la zone du détroit d'Ormuz – un passage par lequel transitait, avant la guerre, environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux et que Téhéran continue de verrouiller partiellement. En retour, Washington maintient un blocus des ports iraniens, affirmant vouloir garantir la libre circulation commerciale sur cette voie. Le Centcom a par ailleurs annoncé hier avoir terminé le déminage des routes de navigation internationales.

La carte de la pression économique

Alors que la guerre suscite une opposition croissante au sein de l'opinion américaine, à l'approche des élections de mi-mandat, l'administration Trump mise désormais davantage sur une «guerre économique» contre l'Iran, déjà visé par des sanctions internationales de longue date. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a dévoilé lundi dernier une nouvelle série de sanctions dites secondaires, qui ne frappent pas directement l'Iran mais ses partenaires commerciaux, dans des secteurs comme l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

Bessent doit également présider aujourd’hui et demain, aux États-Unis, une réunion de ses homologues du G20 – un groupe dont la Chine, partenaire économique important de Téhéran, fait partie. Pékin a déjà fait savoir qu'il entendait défendre fermement ses intérêts et sa coopération avec l'Iran.

Par ailleurs, le président chinois, Xi Jinping, doit assister ce lundi à un sommet régional de l'Organisation de coopération de Shanghai, au Kirghizstan, où sont attendus le président iranien, Massoud Pezeshkian, le président russe, Vladimir Poutine, ainsi que le Premier ministre, pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans ce conflit. Si Pezeshkian a reconnu que son pays traverse d'importantes difficultés économiques, Téhéran continue d'affirmer que la pression économique américaine ne lui rapportera «rien».

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