Publicité
Université de Maurice
Robert Hungley plaide pour une identité nationale inclusive
Par
Partager cet article
Université de Maurice
Robert Hungley plaide pour une identité nationale inclusive
(De gauche à droite) Roukaya Kasenally, Sheila Bunwaree, le Professeur Elliott Green, le vice-président Robert Hungley et Ramola Ramtohul, lors de la conférence à l'Université de Maurice.
«Qui appartient au 'nous' mauricien ?» C'est autour de cette question que le vice-président de la République, Robert Hungley, a placé son intervention, le jeudi 20 août, à l'Université de Maurice, lors d'une conférence sur le socialisme et l'identité nationale en Afrique moderne, animée par le Professeur Elliott Green, de la London School of Economics and Political Science. Il a appelé à construire une identité nationale fondée non seulement sur un récit commun, mais aussi sur la justice, la dignité, l'inclusion et la reconnaissance de toutes les composantes de la société mauricienne.
Devant universitaires, étudiants et personnalités publiques, le vice-président a invité l'assistance à considérer les mots de l'hymne national, «un peuple, une nation, dans la paix, la justice et la liberté», comme une exigence civique à réaliser. «Le véritable test de notre identité nationale n'est pas de savoir si nous pouvons dire 'nous' ensemble. C'est de savoir si nous pouvons construire un 'nous' dans lequel personne n'a à renoncer à une part de soi-même pour y appartenir», a-t-il déclaré.
Robert Hungley a consacré une partie de son intervention aux fractures historiques influençant, selon lui, le sentiment d'appartenance à Maurice. S'appuyant sur les travaux de la Commission Vérité et Justice, il a rappelé les discriminations vécues par les Créoles mauriciens : «La reconnaissance n'est pas une affaire réglée. C'est une revendication continue.» Il est également revenu sur la mort de Kaya en garde à vue et les émeutes de 1999, ainsi que sur le documentaire Chagos – La Haye, l'Odyssée d'un peuple, de Selven Naidu, visionné la semaine précédente en présence de la Deputy Prime Minister Arianne Navarre-Marie.
Établissant un lien entre justice sociale et sentiment d'appartenance, il a insisté : «Dans un hôpital, une salle de classe, un bureau de sécurité sociale, un poste de police ou un tribunal, une institution peut démontrer une chose essentielle : 'Votre dignité compte ici'.» Il a étendu cette réflexion aux travailleurs migrants, affirmant que «la citoyenneté a des frontières. La dignité humaine n'en a pas».
La conférence s'est poursuivie par une table ronde réunissant l'économiste Rama Sithanen et la professeure Sheila Bunwaree, qui a résumé : «Sans justice sociale, il ne peut y avoir de paix ou de solidarité.»
Publicité
Publicité
Les plus récents