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Dialyse

Un partenariat avec l’Inde ouvre de nouvelles perspectives

27 août 2026, 17:00

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Un partenariat avec l’Inde ouvre de nouvelles perspectives

■ Le Dr Himanshu Verma, chirurgien vasculaire de l’hôpital Fortis de Delhi, a animé un atelier pratique avec des patients dialysés à Maurice avant de rencontrer les autorités sanitaires en vue d’une coopération durable. Photos: Rishi Etwaroo.

Au-delà d’un simple atelier médical, la visite du Dr Himanshu Verma à Maurice pourrait marquer le début d’une collaboration durable dans la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale. Durant 36 heures, le chirurgien vasculaire de l’hôpital Fortis de Delhi a multiplié les rencontres avec des patients dialysés, des représentants de la Renal Disease Patients’ Association (RDPA) et les autorités. Une initiative qui laisse entrevoir de futurs échanges de compétences, des formations et, à terme, une meilleure prise en charge des fistules vasculaires.

Pour Bose Soonarane, secrétaire de la RDPA, cette première visite a déjà porté ses fruits. Dimanche, des dizaines de patients ont participé à un atelier consacré à la préservation de leur fistule, cet accès vasculaire indispensable aux séances de dialyse. «Le Dr Verma leur a expliqué comment reconnaître les signes d’une fistule en bonne santé et comment détecter rapidement une anomalie. Avec un simple stéthoscope, il est possible de vérifier si elle fonctionne correctement», explique-t-il.

L’association déplore toutefois une lacune importante dans le parcours de soins. Selon Bose Soonarane, une fois la fistule installée, les patients bénéficient rarement d’un suivi spécialisé régulier. «Il devrait y avoir des contrôles pério- diques pour s’assurer que la fistule reste fonctionnelle. En cas de problème, l’intervention rapide d’un chirurgien vasculaire peut éviter des complications et prolonger sa durée de vie.»

Un nouveau centre et des experts attendus

Or, souligne-t-il, le système de santé public mauricien ne dispose actuellement pas de chirurgien vasculaire dédié. Les néphrologues assurent le suivi rénal, mais les réparations complexes des fistules nécessitent une expertise spécifique. «Cet atelier a permis aux patients de mieux comprendre leur propre traitement. C’est un changement qui peut améliorer leur qualité de vie.»

La journée s’est également voulue pratique. Chaque participant est reparti avec un cathéter ainsi qu’un vêtement spécialement conçu pour la dialyse. Doté de ferme- tures à glissières le long des manches, cet habit permet aux soignants d’accéder facilement à la fistule, tout en préservant le confort et la dignité des patients pendant les séances.

Lundi, le Dr Verma a poursuivi sa mission en visitant un centre de dialyse, avant de rencontrer le ministre de la Santé, Anil Bachoo, puis le président de la République, Dharam Gokhool. Parmi les pistes évoquées figure la mise en place d’échanges réguliers entre spécialistes indiens et équipes médicales mauriciennes, avec l’organisation de nouveaux ateliers et, éventuellement, des interventions chirurgicales spécialisées sur place.

Cette dynamique s’inscrit dans une coopération médicale plus large entre Maurice et l’Inde. Anil Bachoo a confirmé, dimanche, la création d’un nouveau centre de dialyse à l’hôpital ENT de Vacoas, un projet déjà approuvé par le gouvernement. L’objectif est de rapprocher les services des patients et de réduire les déplacements fréquents qu’impose ce traitement, souvent à raison de trois fois par semaine.

Le ministre a également annoncé la venue prochaine du Pr Nizam Mamode, l’un des plus grands spécialistes britanniques de la transplantation rénale. Il travaillera aux côtés de médecins et d’infirmiers mauriciens sur les cas les plus complexes, poursuivant ainsi la stratégie de coopération internationale destinée à renforcer les compétences locales et à réduire les listes d’attente.

Pour les patients rénaux, l’espoir est désormais de voir ces échanges se traduire par un suivi plus spécialisé, des interventions de pointe et une amélioration durable de leur prise en charge.


Inquiétantes disparitions de documents

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Que sont devenus les documents relatifs aux séances de dialyse effectuées à l’hôpital de Souillac entre mars et avril 2021, période durant laquelle 12 patients sous dialyse sont décédés dans le contexte de la pandémie de Covid-19 ? C’est l’une des questions au cœur des auditions en cour de Curepipe.

Me Khaveesh Seenauth, représentant le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP), a interrogé plusieurs membres du personnel de santé afin de faire la lumière sur les circonstances entourant ces décès.

À la barre, Govinden Varden, Charge Nurse à l’hôpital de Souillac et responsable de l’unité rénale, a notamment évoqué la disparition des feuilles de dialyse correspondant à cette période. Il a expliqué que ces documents, qui consignent notamment le nom des patients et la durée de leurs séances, sont normalement transférés chaque mois dans un store après les 12 séances mensuelles.

Or, pour les mois de mars et avril 2021, ces feuilles ne sont plus accessibles. Une absence de documents qui soulève des interrogations alors que les autorités tentent toujours de clarifier les circonstances entourant la mort des patients. Autre élément soulevé lors de l’audience : les dossiers médicaux d’isolement de trois patients – Latchummayah Lutchammah, Suren Surwon et Dharmanand Beesoo – n’auraient jamais été constitués. Ashiv Gunesh, Senior Record Officer au ministère de la Santé, a expliqué que ces patients séjournaient à l’hôtel, transformé en centre de quarantaine. «L’hôtel était juste un lieu où les patients étaient hébergés», a-t-il précisé.

L’audience s’est déroulée sous la présidence de la magistrate Shavina Jugnauth. Les auditions se poursuivront le 29 septembre prochain.

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