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Éducation
Règles sur les téléphones à l’école : Le ministère veut accorder les violons
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Règles sur les téléphones à l’école : Le ministère veut accorder les violons
■ Des directives officielles seront bientôt transmises à tous les établissements concernant l’usage du téléphone portable à l’école.
Une semaine après l’entrée en vigueur de l’interdiction des téléphones portables dans les établissements scolaires, le ministère de l’Éducation tente de mettre fin aux interprétations divergentes du règlement. Lundi, le ministre Mahend Gungapersad a rencontré les représentants des syndicats du primaire et du secondaire afin de clarifier l’application du Government Notice No. 139 of 2026. À l’issue de cette rencontre, il a annoncé la publication prochaine de guidelines officielles destinées à harmoniser les pratiques dans les écoles et collèges.
Depuis le 17 août, l’application de la nouvelle réglementation s’est révélée inégale. Dans certains établissements, les téléphones personnels ont été totalement bannis, y compris pour les enseignants. Ailleurs, les recteurs ont adopté une approche plus souple, tolérant leur utilisation durant les heures creuses ou dans certaines situations exceptionnelles. Cette disparité a suscité des interrogations parmi les éducateurs, qui réclamaient des balises plus claires. «Nous avons discuté de cette réglementation et de son application. Je me suis rendu compte qu’il existe beaucoup d’appréhensions qui ne sont pas justifiées», a déclaré Mahend Gungapersad à l’issue de la rencontre. Les futures directives devront d’abord être validées par le State Law Office avant d’être distribuées dans les établissements. L’objectif est d’assurer une application uniforme du règlement, tout en évitant les dérives.
«Protéger les enfants, pas sanctionner les enseignants»
Le ministre a insisté sur la philosophie de la mesure : réduire les distractions en classe et protéger les élèves, sans instaurer un climat disciplinaire à l’égard du personnel. «Nous faisons un appel pour que ce règlement ne soit pas utilisé pour régler des comptes contre certaines personnes. Nous avons profité de cette réunion pour dissiper les doutes. Beaucoup de parents, et même les enfants, ont bien accueilli cette mesure», a-t-il déclaré, précisant qu’une nouvelle rencontre avec les syndicats est déjà prévue.
Du côté de la Government Teachers’ Union (GTU), le ton est désormais plus apaisé. Son président, Vishal Baujeet, rappelle que les consultations initiales portaient principalement sur l’utilisation des téléphones par les élèves pendant les heures de classe et non sur un contrôle systématique des enseignants. «Les règles sont là. La perception, c’était qu’il y aurait un contrôle systématique de l’usage des téléphones par les enseignants. Le ministre nous a clairement indiqué que le ministère ne compte pas sanctionner les éducateurs. Ce que l’on veut empêcher, c’est l’utilisation du portable par les enfants durant les heures de classe.» Selon lui, la réunion s’est déroulée dans un esprit de dialogue. Fait symbolique, les participants ont eux-mêmes déposé leurs téléphones avant les discussions. «Nous avons pu échanger sereinement, partager nos idées et parvenir à un consensus qui sera reflété dans les prochaines directives. Il y aura davantage de flexibilité selon les situations.»
Des exceptions en cas d’urgence
La GTU souligne que l’interdiction n’est pas absolue. Des exceptions pourront être admises, notamment en cas d’urgence médicale, à condition d’en informer la direction de l’établissement. «Si un enseignant doit utiliser son téléphone pour une urgence, il devra simplement prévenir le responsable de l’école afin d’éviter tout malentendu. En général, le ministre a fait comprendre qu’il s’agit surtout de diminuer l’usage du téléphone, pas de l’interdire aveuglément», précise Vishal Baujeet.
Au primaire, la question concerne davantage les élèves. Le syndicat rappelle qu’il est rare qu’un enfant a un téléphone à l’école. Lorsqu’un tel cas se présente, l’appareil est remis au responsable de l’établissement, qui contacte les parents. «Nous faisons comprendre aux familles qu’à cet âge, les enfants ne sont pas censés apporter un téléphone à l’école», ajoute le président de la GTU. L’usage pédagogique du téléphone, lui, ne serait pas remis en cause lorsqu’il est encadré par l’enseignant et autorisé par la direction.
Du côté de la Government Secondary School Teachers’ Union (GSSTU), son président, Yugeshwar Kisto, accueille également avec satisfaction les précisions apportées par le ministre. Selon lui, elles répondent aux préoccupations exprimées par son organisation depuis la publication du règlement.
La GSSTU retient notamment la volonté de laisser aux recteurs une marge de flexibilité raisonnable envers le personnel enseignant, en particulier durant les heures creuses et en cas d’urgence. Le syndicat prend également acte du fait que les sanctions contre les éducateurs ne constituent pas l’objectif de la réforme.
Pour Yugeshwar Kisto, la vocation première du règlement reste d’encadrer l’utilisation du téléphone portable par les élèves pendant les cours. «Il ne s’agissait pas d’instaurer un climat de suspicion à l’égard du corps enseignant», insiste-t-il. La GSSTU examinera les futures directives et pourrait revenir vers le ministère si certaines zones d’ombre persistent, notamment sur le cadre disciplinaire applicable au personnel.
En attendant la publication officielle des guidelines, le ministère entend mettre fin aux interprétations divergentes apparues durant cette première semaine d’application. Le défi sera désormais de concilier discipline, bon sens et uniformité dans l’ensemble du système éducatif.
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