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Mobilisation hebdomadaire pour Christabelle Ravina
«Nou pe atan ki Christabelle gagn so la zistis»
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Mobilisation hebdomadaire pour Christabelle Ravina
«Nou pe atan ki Christabelle gagn so la zistis»
© Sumeet Mudhoo
Chaque lundi, devant le tribunal de Mapou, les proches de feue Christabelle Ravina se retrouvent avec la même douleur et la même revendication : que justice soit rendue à cette jeune femme de 20 ans, morte brutalement dans la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août derniers, sur la route côtière de Cap-Malheureux, après avoir été percutée alors qu’elle circulait à scooter. Sa famille ne veut pas que le compagnon de la jeune femme soit libéré sous caution.
Christabelle Ravina était bien plus qu’une victime. Elle était une fille, une nièce, mais aussi une mère. Elle a laissé derrière elle un petit garçon de quatre ans, qui doit grandir sans sa maman.
Pour sa famille, le temps n’efface rien. Sa mère reste profondément marquée par cette disparition brutale. Chaque lundi, le passage devant le tribunal ravive la douleur et rappelle les circonstances tragiques dans lesquelles sa fille a perdu la vie.
Selon les proches de la jeune femme, Christabelle Ravina a vécu pendant près de deux ans une relation marquée par des épisodes de violence conjugale. Sa tante affirme que, quelques semaines avant le drame, elle avait déjà été agressée et avait quitté le domicile de son compagnon pour retourner chez sa mère. Elle avait également reçu des menaces.
Dans la nuit du drame, après une nouvelle dispute, Christabelle Ravina a pris son scooter pour rentrer chez sa mère. Son concubin, Alexandre Louis Damien Chanot,, âgé de 22 ans,l’aurait suivie au volant de sa voiture. Alors qu’elle circulait sur la route côtière de Cap-Malheureux, il l’aurait percutée avec son véhicule.
Grièvement blessée, la jeune femme a été prise en charge par les secours puis transportée à l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam à Pamplemousses. Elle n’a toutefois pas survécu. L’autopsie a conclu que son décès était dû à un choc consécutif à une blessure à la poitrine.
Peu après les faits, son concubin a été interpellé par la police. Des images de vidéosurveillance montrant un deux-roues suivi de près par une voiture font partie des éléments recueillis dans le cadre de l’enquête. Le suspect a été provisoirement inculpé d’homicide involontaire par imprudence. Depuis, la famille ne veut pas qu’il soit libéré sous caution. Et chaque lundi, elle revient devant le tribunal de Mapou.
»Kot inn arive zordi, nou pena sekirite, nou pa kapav marse ninport ki ler, larout inn vinn danzer,« lâche la tante de Christabelle, exprimant une inquiétude qui dépasse désormais le seul cercle familial. Devant le tribunal, les proches ne viennent pas seulement assister aux procédures judiciaires. Ils viennent aussi rappeler que derrière un dossier se trouve une jeune femme de 20 ans, maman d’un petit garçon de quatre ans désormais privé de celle qui lui a donné la vie. «Nou pe atann ki Christabelle gagn so lazistis». Une phrase devenue le cri de cœur d’une famille qui tente, malgré la douleur, de transformer son chagrin en quête.
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