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Dialyse : un spécialiste indien pour apprendre à mieux protéger sa fistule
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Dialyse : un spécialiste indien pour apprendre à mieux protéger sa fistule
Ce sera une première dans le secteur public. Le Dr Himanshu Verma, chirurgien vasculaire de l’hôpital Fortis, à Delhi, sera à Maurice dimanche pour animer un atelier consacré à la protection de la fistule chez les patients sous dialyse. À partir de 9 heures, à la salle municipale de Quatre-Bornes, il répondra aux questions des patients et partagera ses conseils pour préserver cet accès vasculaire, indispensable au bon déroulement des séances de dialyse.
Pour les patients sous dialyse, la fistule est bien plus qu’un simple accès vasculaire. Lorsqu’elle fonctionne correctement, elle permet de mener une vie aussi normale que possible. Pourtant, sa protection et les signes permettant de détecter un problème restent encore méconnus.
Pour Bose Soonarane, secrétaire de la Renal Disease Patients’ Association (RDPA), cette rencontre constitue une première importante dans le secteur public. «C’est un outil presque indispensable. Certes, il existe d’autres moyens de faire une dialyse, mais la fistule demeure le plus important», explique-t-il.
La fistule artério-veineuse est créée lors d’une petite intervention chirurgicale consistant à relier une artère à une veine, généralement au niveau du bras. Il faut ensuite plusieurs semaines avant qu’elle ne soit suffisamment développée pour pouvoir être utilisée lors des séances de dialyse. Or, cette procédure nécessite l’intervention d’un chirurgien vasculaire, une spécialité qui, selon Bose Soonarane, demeure rare dans le secteur public.
Une fistule qui rencontre des complications peut entraîner le recours à un cathéter. «Si la fistule rencontre un problème, le patient devra opter pour un cathéter et prendre encore plus de précautions», souligne-t-il. La vigilance doit donc être permanente. Un choc ou une mauvaise manipulation peut endommager la fistule. «Si une personne tombe et qu’un passant la soulève en la prenant par le bras, il doit faire attention de ne pas briser cette fistule», explique-t-il.
La RDPA avait ainsi proposé que les patients puissent porter un bracelet permettant d’indiquer qu’ils ont une fistule. Une campagne de sensibilisation auprès du public serait également nécessaire.
Francesca Wai Choon, patiente sous dialyse et l’une des organisatrices de l’atelier, insiste elle aussi sur l’importance de cette rencontre. Ayant déjà participé à un atelier similaire en Inde, elle estime que les conseils du Dr Verma peuvent être particulièrement utiles aux patients mauriciens. «Il sera là en tant que guide. Il va nous faire comprendre comment restaurer et préserver notre fistule, car sans elle, nous ne sommes rien dans la dialyse. La fistule est comme un second cœur pour nous, patients dialysés.»
L’un des objectifs sera notamment d’apprendre aux patients à surveiller eux-mêmes leur fistule. Francesca Wai Choon explique qu’un simple stéthoscope peut permettre de vérifier chaque matin son fonctionnement. «On écoute les battements de la fistule à travers le stéthoscope. À Maurice, beaucoup ne savent pas comment vérifier cela», déplore-t-elle. Elle souligne également les difficultés lorsqu’une fistule devient défaillante. Dans le secteur public, l’absence de spécialistes pouvant en refaire une peut contraindre le patient à avoir recours à un cathéter. L’atelier de dimanche permettra donc d’aborder les moyens de préserver la fistule, les signes d’alerte et les précautions à prendre au quotidien. Une session de questions-réponses est également prévue avec le spécialiste indien. Une nutritionniste participera par ailleurs en visioconférence.
Francesca Wai Choon lance un appel aux patients sous dialyse : «Je demande à tous les patients de venir à cette activité.» Car mieux connaître sa fistule, c’est aussi mettre toutes les chances de son côté pour la préserver.
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