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Santé

Implants cochléaires : l’APDH dénonce le silence du ministère

18 août 2026, 16:00

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Implants cochléaires : l’APDH dénonce le silence du ministère

Depuis 2019, l’Association pour la protection des droits des handicapés (APDH) plaide pour une prise en charge globale des patients porteurs d’implants cochléaires. Mais, selon son vice-président, Ashvin Gudday, les courriers et les dossiers adressés au ministère de la Santé restent sans réponse.

Après les préoccupations soulevées la semaine dernière autour de la prise en charge des patients en ophtalmologie, le ministère de la Santé est à nouveau interpellé. Cette fois, c’est l’APDH qui monte au créneau. Dans une vidéo, son vice-président déplore l’absence de réaction des autorités concernant les patients porteurs d’implants cochléaires ou nécessitant une telle intervention. Il affirme qu’une correspondance adressée au ministère, le 4 mai 2025, ainsi que d’autres documents déposés depuis le début de 2026 n’auraient toujours pas fait l’objet d’un accusé de réception. «Ce n’est pas normal qu’à l’ère digitale, nous n’ayons même pas eu un avis de réception des doléances faites», lance-t-il.

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Pour Ashvin Gudday, l’enjeu dépasse largement la chirurgie elle-même. L’implant cochléaire représente, pour les personnes souffrant notamment de surdité profonde, une possibilité de retrouver progressivement une vie quotidienne plus autonome. Mais l’intervention doit être suivie d’une longue période de réadaptation et de rééducation. «Avec une bonne rééducation, une personne qui ne pouvait pas parler peut développer son langage et même commencer à parler», explique-t-il.

Le problème, selon l’APDH, réside également dans le coût du suivi. Si le gouvernement peut intervenir à travers les dispositifs d’aide existants pour financer une partie de l’opération à l’étranger, la maintenance de l’équipement reste une lourde charge pour les familles. Batteries, câbles, réparations et remplacement du processeur tous les cinq ans peuvent représenter plusieurs centaines de milliers de roupies. L’association estime qu’entre 50 et 55 patients, jeunes et moins jeunes, sont actuellement concernés. Beaucoup sont issus de familles de la classe moyenne ou ouvrière et peinent à assumer ces dépenses sur la durée.

Depuis 2019, l’APDH réclame ainsi un cadre national permettant une prise en charge holistique, intégrant santé, éducation, rééducation et infrastructures adaptées. Selon Ashvin Gudday, plusieurs démarches ont été entreprises auprès des autorités, notamment auprès du ministère de la Sécurité sociale. En mai 2025, un projet impliquant les parents aurait également été soumis au ministère de la Santé, avec le ministère des Finances en copie, avant la présentation du Budget 2025-2026. Il dit avoir également sollicité la junior minister à la Santé, Anishta Babooram, en décembre 2025, sans retour depuis, de même que les députés de la circonscription no 18 (Belle-Rose–Quatre-Bornes), sans aucun résultat. «Nous avons voté pour le changement, mais où est-il ?», s’interroge-t-il, tout en appelant le ministre de la Santé à engager enfin le dialogue avec les familles concernées.

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