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«Grant-in-Aid» aux écoles préprimaires
La CTSP maintient la pression après sa rencontre avec Mahend Gungapersad
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«Grant-in-Aid» aux écoles préprimaires
La CTSP maintient la pression après sa rencontre avec Mahend Gungapersad
La CTSP demande au gouvernement de prendre en compte les réalités des familles.
La réforme du Grant-in-Aid accordé aux écoles préprimaires privées reste au cœur des préoccupations de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP). Après une rencontre d’environ une heure et demie avec le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, la CTSP affirme avoir obtenu l’ouverture de nouvelles discussions, tout en maintenant sa mobilisation.
Pour Jane Ragoo, secrétaire générale de la CTSP, le dossier ne concerne pas uniquement le financement des établissements. Il touche directement l’accès des enfants à une éducation préprimaire de qualité, ainsi que l’avenir des employés du secteur. La syndicaliste rappelle que la CTSP avait déjà soumis des propositions au gouvernement et déplore que certaines décisions aient été prises sans consultation suffisante des représentants du secteur.
L’un des principaux points soulevés concerne le risque d’une exclusion de certains enfants. Selon la CTSP, une réduction du soutien financier pourrait contraindre certaines écoles à augmenter les frais réclamés aux parents. Les familles disposant de moyens limités pourraient alors avoir des difficultés à assurer la scolarisation de leurs enfants au préprimaire.
«Nous ne pouvons pas permettre qu’un groupe d’enfants soit privé d’une éducation de qualité», insiste Jane Ragoo, qui demande que toute réforme tienne compte des réalités économiques des familles mauriciennes. La CTSP souhaite également que la situation des enfants ayant des besoins éducatifs particuliers soit prise en considération.
À l’issue de la rencontre, il a été convenu de mettre sur pied un comité technique mixte, avec des représentants du ministère de l’Éducation, de la CTSP et du ministère des Finances. Une première réunion est prévue mercredi 19 août à 9 h 30. Ce comité devra notamment examiner les modalités du nouveau système et tenter de dégager une solution acceptable pour les différentes parties.
La question des conditions de travail et des salaires demeure également une priorité. Reeaz Chuttoo, président de la CTSP, souligne que le secteur préprimaire emploie principalement des femmes et que l’instabilité entourant le financement des établissements pèse directement sur les travailleurs. La CTSP réclame ainsi une structure salariale équitable pour les enseignants du préprimaire privé, ainsi qu’une meilleure stabilité professionnelle. Pour Reeaz Chuttoo, les difficultés financières de l’État ne doivent pas se traduire par des coupes dans l’éducation, un secteur qu’il considère comme essentiel au développement de la société.
La CTSP dit toutefois rester ouverte au dialogue. Le syndicat attend une décision du gouvernement durant la deuxième semaine de septembre, après les travaux du comité technique.
En l’absence d’une solution satisfaisante, la confédération prévient qu’elle pourrait reprendre sa mobilisation, voire envisager une grève. Pour la CTSP, l’objectif est de parvenir à un compromis qui soit non seulement acceptable sur le papier, mais également réaliste dans les écoles et bénéfique pour les enfants comme pour les travailleurs.
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