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Espace océanique
S’armer de science et de droit pour gérer les zones marines
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Espace océanique
S’armer de science et de droit pour gérer les zones marines
Mieux connaître l’océan pour mieux le gérer. C’est l’objectif de l’atelier national consacré au Marine Spatial Planning (MSP), qui s’est tenu hier au Caudan Arts Centre, à Port-Louis. Organisée par le Department for Continental Shelf, Maritime Zones Administration & Exploration (CSMZAE) du Prime Minister’s Office, la rencontre bénéficie du soutien de la Swedish Agency for Marine and Water Management (SwAM) et de la collaboration de l’Indian National Centre for Ocean Information Services (INCOIS).
Parmi les principales personnalités présentes figuraient Rezah Badal, directeur général du CSMZAE, Arvin Boolell et Fabrice David, ministre et junior minister de l’Agro-industrie, de la sécurité alimentaire, de l’économie bleue et de la pêche. Du côté des partenaires internationaux, Dr Balakrishnan Nair, directeur de l’INCOIS, a également participé aux travaux, tandis que Elin Frändberg, Program Manager ITP de la SwAM, est intervenue en ligne. Aparna Ganesan, Deputy High Commissioner de l’Inde à Maurice, était également présente à la séance d’ouverture.
Un cadre légal
Lors de l’ouverture de la session, Arvin Boolell a insisté sur la nécessité de fonder les décisions sur la science, les données et le droit. Selon lui, Maurice doit désormais avoir davantage de «clarté et de certitude» concernant le potentiel de son espace océanique.
Le ministre a également rappelé la coopération historique entre Maurice et les Seychelles concernant l’extended continental shelf. Concrètement, plutôt que de se disputer la zone ou de tracer une frontière, les deux États ont choisi de cogérer le plateau continental étendu. Une démarche que le ministre considère comme un exemple de ce que deux petits États insulaires peuvent accomplir en travaillant ensemble.
L’un des principaux objectifs de l’atelier était de faire avancer le cadre légal du MSP, élaboré par le CSMZAE avec l’appui technique de la Suède. Ce cadre doit permettre à Maurice de mieux analyser et répartir les activités humaines dans les zones marines de manière durable.
Une bouée comme une boussole
Le MSP s’inscrit dans un processus engagé depuis plusieurs années. Des travaux ont notamment porté sur la compilation de données spatiales, l’évaluation des différentes demandes concernant l’espace maritime et les premières analyses de zonage.
Autre moment fort de la journée : le lancement du Wave Buoy Data Dashboard par Arvin Boolell. Le système Wave Monitoring Along Nearshore (WAMAN) repose sur une bouée directionnelle de mesure des vagues, mise en place par le CSMZAE en collaboration avec l’INCOIS. Les données sont intégrées à la Mauritius Ocean Observatory E-Platform.
Le tableau de bord doit permettre d’accéder à des informations sur les vagues quasiment en temps réel ainsi qu’à des données historiques. Cellesci pourront servir à la recherche, à la surveillance du littoral, aux prévisions et à la prise de décisions.
Le Dr Runghen, du CSMZAE, a présenté le Wave Buoy Data Dashboard, tandis qu’une session était consacrée au fonctionnement du WAMAN. Pour Arvin Boolell, disposer de telles informations est essentiel pour mieux comprendre les conditions de la mer et les risques associés. Il a notamment évoqué le naufrage du Wakashio, soulignant l’importance de disposer de données pertinentes pour améliorer la prise de décision.
Gouvernance intelligente
Le ministre a aussi appelé à trouver un équilibre entre développement économique et protection de l’environnement. Il a évoqué la modernisation du port avec le soutien de l’Inde, le développement du transbordement et l’ambition de renforcer la position de Maurice dans l’océan Indien.
À travers cet atelier, Maurice entendait renforcer sa gouvernance maritime en s’appuyant sur des données scientifiques, une meilleure coordination et un cadre légal adapté. L’objectif : mieux connaître, mieux planifier et mieux protéger son espace maritime, tout en transformant son potentiel océanique en opportunités durables pour les générations futures.
[PHOTO] (De g. à dr.) Rezah Badal, directeur général du «Department for Continental Shelf, Maritime Zones Administration & Exploration», Aparna Ganesan, «Deputy High Commissioner» de l’Inde à Maurice, Arvin Boolell et Fabrice David, ministre et «junior minister» de l'Agro-industrie.
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