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Réunion du «Petroleum Pricing Committee» aujourd’hui
Michaël Sik Yuen : «L’essence peut augmenter de 4 % à 10 % maximum»
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Réunion du «Petroleum Pricing Committee» aujourd’hui
Michaël Sik Yuen : «L’essence peut augmenter de 4 % à 10 % maximum»
À l’approche de la réunion du Petroleum Pricing Committee (PPC), prévue aujourd’hui, l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) a écrit au ministre du Commerce et de la protection des consommateurs au sujet des prix des produits pétroliers. Dans cette lettre, l’association revient sur sa demande, formulée à plusieurs reprises et notamment le 21 mars 2025, de revoir la structure des prix de l’essence (Mogas) et du diesel (Gas Oil), actuellement à Rs 64,25 le litre pour l’essence et à Rs 71,25 pour le diesel. Elle fait valoir que les taxes, prélèvements et contributions qui y sont intégrés finissent par être répercutés sur les consommateurs. Ces charges constituent, selon elle, une part importante du prix payé à la pompe par rapport au coût CIF, ce qui alourdit la facture pour les ménages comme pour les entreprises, au-delà du seul coût d’importation du carburant.
Contacté, le ministre du Commerce, Michaël Sik Yuen, préfère toutefois attendre avant de confirmer une quelconque augmentation. Il explique qu’il attend le rapport du PPC, à l’issue de sa réunion cet après-midi, avant de prendre une décision sur les nouveaux prix. Interrogé sur la rumeur faisant état d’un litre d’essence pouvant atteindre Rs 70, le ministre précise que, si une hausse est décidée, celle-ci sera encadrée. «Il peut augmenter de 4 % à 10 % maximum», indique-t-il. Soit un litre d’essence compris entre Rs66,82 et Rs 70,68. Selon les chiffres disponibles hier, la hausse cumulée observée atteignait 14,6 % pour l’essence et le diesel, tandis que le Stabilisation and Intervention Reserve affichait une évolution de 3,4 %. Michaël Sik Yuen souligne toutefois que ces données sont évolutives et changent quotidiennement.
Tout en reconnaissant l’incertitude liée aux tensions géopolitiques, en particulier au conflit au Moyen-Orient, l’ACIM considère que toute décision concernant les prix des carburants devrait aussi tenir compte de la situation des consommateurs. Pour l’association, l’impact d’une éventuelle hausse ne peut être apprécié uniquement à travers son incidence sur le Price Stabilisation Account, mais doit également prendre en considération les difficultés économiques auxquelles font face les ménages.
L’association suggère ainsi d’intégrer la situation des consommateurs parmi les critères pris en compte dans la détermination des prix de l’essence et du diesel. Elle préconise également une révision de la structure actuelle, avec la possibilité de revoir à la baisse certaines taxes et contributions lorsque les conditions économiques pèsent davantage sur les consommateurs.
Autre demande : faire le point sur l’utilisation des contributions prélevées au fil des années et vérifier dans quelle mesure elles ont été utilisées efficacement. L’ACIM évoque entre autres les sommes destinées au financement des infrastructures de stockage des produits pétroliers, aux subventions sur le gaz ménager, la farine et le riz.
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