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«Youth Convention 2026»
Les jeunes au cœur des réflexions sur l’IA
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«Youth Convention 2026»
Les jeunes au cœur des réflexions sur l’IA
L’intelligence artificielle (IA) n’est plus une technologie du futur. Elle transforme déjà le monde du travail, l’éducation, la communication et, plus largement, la manière dont nous vivons au quotidien. C’est autour de cette évolution que s’est tenue la Youth Convention 2026, le samedi 8 août, à Polytechnics Mauritius Ltd, Montagne-Blanche.
Organisée par le ministère des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation, la rencontre a réuni des étudiants, des éducateurs, des représentants de l’industrie et des décideurs pour échanger sur les opportunités, mais aussi les défis liés à l’IA et aux technologies émergentes.
La convention s’est déroulée en présence d’Avinash Ramtohul, le ministre de tutelle, de Kaviraj Sukon, ministre de l’Enseignement supérieur, de la science et de la recherche, et de Mahend Gungapersad, ministre de l’Éducation et des ressources humaines.
À travers des interventions, des discussions interactives, des séances d’orientation professionnelle et des expositions technologiques, les jeunes ont été invités à mieux comprendre les transformations en cours et à réfléchir aux compétences dont ils auront besoin pour les emplois de demain.
«Transformer le monde»
Dans son intervention, Avinash Ramtohul a insisté sur la rapidité avec laquelle l’IA est en train de transformer le monde. Pour lui, cette évolution ne concerne pas uniquement les emplois et les entreprises. Elle touche également la manière dont les personnes communiquent, travaillent, socialisent et vivent.
Le ministre a ainsi appelé les jeunes à prendre conscience de cette transformation et à se préparer à un environnement qui devrait connaître de profonds changements au cours des prochaines années. Mais cette évolution doit, selon lui, s’accompagner d’une utilisation responsable de la technologie. Avec l’accès de plus en plus facile aux outils d’IA, il devient nécessaire de mettre en place des garde-fous afin de garantir la responsabilité, l’intégrité et une utilisation éthique de ces technologies.
«L’IA doit ainsi rester un outil au service de l’être humain et, ne pas se substituer au développement intellectuel, à la réflexion et à la capacité de jugement des jeunes», a-t-il dit.
Kaviraj Sukon a, de son côté, choisi de revenir sur sa propre expérience pour illustrer le chemin parcouru par la technologie. Revenant sur ses années d’études, le ministre a rappelé qu’à son époque, l’IA n’existait pas sous la forme que nous connaissons aujourd’hui. L’accès aux ordinateurs et aux technologies était également beaucoup plus limité. «Le contraste est saisissant aujourd’hui. Avec un simple téléphone portable, il est désormais possible d’accéder à des outils capables d’effectuer, en quelques secondes, des tâches qui auraient autrefois nécessité beaucoup plus de temps et de ressources», a-t-il précisé.
Adapter l’éducation aux nouveaux besoins
Le ministre a notamment évoqué les possibilités offertes par l’IA en matière de traduction, avec des outils capables de traduire des contenus dans plusieurs langues. Pour lui, cette évolution montre à quel point les technologies sont devenues accessibles et puissantes. «Face à cette réalité, les jeunes doivent donc apprendre à comprendre ces outils, mais surtout à en exploiter le potentiel.»
Cette transformation technologique pose inévitablement la question de l’adaptation du système éducatif. Kaviraj Sukon a souligné l’importance de permettre aux jeunes de développer continuellement leurs compétences. Dans un environnement où les technologies évoluent rapidement, les formations doivent elles aussi pouvoir évoluer afin de répondre aux besoins changeants du marché du travail.
Il a notamment évoqué les micro-certifications (micro-credentials), qui permettent aux étudiants et aux professionnels d’acquérir des compétences spécifiques dans des domaines précis et de mieux s’adapter aux évolutions du marché.
L’enjeu, selon lui, est de ne pas préparer les jeunes uniquement aux métiers d’aujourd’hui, mais également à ceux qui émergeront demain. Les étudiants au centre des échanges La Youth Convention n’était toutefois pas uniquement une succession de discours. Une place importante a également été accordée aux étudiants, qui ont pu poser leurs questions et échanger avec les intervenants sur les enjeux qui les concernent directement.
Les discussions ont notamment porté sur la place de l’IA dans l’éducation, son impact potentiel sur les emplois, les compétences que les jeunes doivent développer et la manière d’utiliser ces outils sans en devenir dépendants. Ces échanges ont permis de faire ressortir à la fois les interrogations et la curiosité des jeunes face à une technologie qui fait désormais partie de leur quotidien.
Pour cette génération, la question n’est donc plus simplement de savoir ce qu’est l’IA, mais de comprendre comment l’utiliser à son avantage, tout en conservant sa capacité à réfléchir, à créer et à prendre ses propres décisions.
Se préparer, mais aussi rester responsable
La cybersécurité et l’utilisation responsable des nouvelles technologies figuraient également parmi les thèmes abordés au cours de la journée. Des interventions d’experts, des discussions interactives, des séances d’orientation professionnelle, notamment avec Deloitte, ainsi que des expositions technologiques ont permis aux participants de découvrir les différents aspects de cet univers et les perspectives qu’il peut offrir.
Le message qui ressort de cette rencontre est clair : les jeunes devront apprendre à évoluer avec l’IA, à développer continuellement leurs compétences et à saisir les nouvelles opportunités qu’elle peut offrir, tout en veillant à l’utiliser avec discernement et responsabilité.
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