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World Knits
Plus de 500 emplois sur le fil
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World Knits
Plus de 500 emplois sur le fil
Le dialogue se poursuit entre l’administrateur de World Knits, Rajeev Basgeet, la direction et le syndicat, alors que l’avenir de plus de 500 travailleurs demeure incertain. Une rencontre, tenue le jeudi 6 août à Quartier-Militaire, a permis de faire le point sur les salaires, les départs à la retraite et la situation des travailleurs migrants.
La priorité affichée par la Textile Manufacturing and Allied Industries Workers Union est claire : sauver les emplois et éviter que les travailleurs se retrouvent sans compensation. Selon son président, Fayzal Ally Beegun, la question des salaires a été au cœur des discussions. L’administrateur, nommé en mai, avait alors dû rechercher des fonds afin d’assurer le paiement des employés.
Mais le salaire de juin, versé en juillet, n’a pas été payé intégralement à tous. «Certains travailleurs se sont retrouvés avec seulement 50 % de leur salaire. Et certains ont même eu 25 % de leur salaire», affirme le syndicaliste. L’administrateur aurait reconnu un problème de communication et assuré que cette situation ne devrait pas se reproduire. Reste que le mois d’août est déjà entamé et que les travailleurs s’interrogent sur la date du prochain paiement.
Pour Fayzal Ally Beegun, cette incertitude pèse lourdement sur les employés qui doivent continuer à honorer leurs engagements financiers, notamment les prêts, les loyers et les frais de scolarité de leurs enfants. Certains ont même dû solliciter l’aide de leurs proches pour boucler leurs fins de mois. «Ce n’est pas facile. Certains frappent même aux portes de leurs parents retraités», déplore-t-il. Le syndicat affirme néanmoins vouloir soutenir l’administrateur dans ses démarches pour préserver l’entreprise et les emplois.
Retraites et travailleurs migrants
La situation des employés ayant atteint 60 ans et plus a également été abordée. Certains souhaitent prendre leur retraite, mais leur départ dépendrait de la capacité de la compagnie à dégager les fonds nécessaires pour régler leurs droits. Le dossier des travailleurs migrants est également préoccupant. Originaires notamment d’Inde, de Madagascar et du Népal, ils seraient aujourd’hui environ 160 à souhaiter rentrer chez eux, sur quelque 200 employés auparavant. Selon le syndicaliste, leurs contrats et permis de séjour sont arrivés à échéance. Il estime que l’administrateur doit trouver les moyens de financer leur retour.
Fayzal Ally Beegun appelle également à une approche mesurée concernant ces travailleurs, estimant qu’ils ne devraient pas être davantage pénalisés par une situation qui dépasse leur responsabilité. Des difficultés liées à l’approvisionnement en eau ont également été rapportées par certains employés. «Nous savons qu’actuellement tout le pays est affecté, mais n’empêche, nous devons les aider», soutient le syndicaliste.
Malgré ces difficultés, le souhait des travailleurs reste le même : voir World Knits poursuivre ses activités. «Que celui qui rachète la compagnie puisse continuer à la faire prospérer», insiste Fayzal Ally Beegun, rappelant que certains salariés y travaillent depuis de nombreuses années. Le syndicat a ainsi demandé à l’administrateur de tout mettre en œuvre afin d’éviter que ces employés ne soient laissés sur le carreau. Pour l’heure, le dialogue reste ouvert. Les prochaines étapes seront déterminantes pour l’avenir de l’entreprise et surtout, pour celui de ses plus de 500 travailleurs.
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