Publicité

Finance Bill

L’ultime étape des réformes budgétaires au Parlement cet après-midi

31 juillet 2026, 14:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

L’ultime étape des réformes budgétaires au Parlement cet après-midi

Les débats sur le Finance Bill et l’Economic and Financial Measures (Miscellaneous Provisions) Bill 2026 s’ouvrent cet après-midi à l’Assemblée nationale avec l’intervention du leader de l’opposition, Joe Lesjongard. Sauf surprise, les échanges devraient être suivis de l’examen en comité des deux textes, avant leur adoption définitive, marquant ainsi l’aboutissement du processus législatif destiné à donner force de loi aux mesures annoncées dans le Budget 2026-2027.

Mardi, lors de la reprise des travaux parlementaires, le Premier ministre et ministre des Finances, Navin Ramgoolam, a présenté les deux projets de loi en deuxième lecture. D’emblée, il a insisté sur le fait que les débats ne portent plus sur les orientations budgétaires elles-mêmes, celles-ci ayant déjà été débattues et approuvées par l’Assemblée nationale lors de la présentation du Budget. L’objectif est désormais de traduire juridiquement les engagements pris par le gouvernement.

Au total, les deux textes apportent des modifications à 83 lois afin de mettre en œuvre les différentes mesures fiscales, économiques, sociales et administratives prévues dans le Budget 2026-2027. Ces amendements couvrent un large éventail de domaines, allant de la fiscalité aux services financiers, en passant par le droit du travail, la gouvernance des organismes publics et les politiques sociales.

Le chef du gouvernement a toutefois annoncé plusieurs ajustements qui seront introduits au stade de l’examen en comité. Le principal concerne l’extension du congé de maternité et du congé de paternité. Initialement prévue pour entrer en vigueur le 1er juillet 2026, cette mesure sera finalement appliquée à compter du 1er janvier 2027. Selon Navin Ramgoolam, ce report vise à laisser aux employeurs et aux organisations le temps nécessaire pour adapter leur planification des ressources humaines.

Le Premier ministre a également indiqué que certaines réformes annoncées dans le Budget nécessitent davantage de préparation avant leur mise en œuvre. C’est notamment le cas du futur système d’e-Visa, du régime autorisant les importations parallèles ainsi que du dispositif destiné à lutter contre les pratiques abusives de fixation des prix. Le gouvernement reviendra ultérieurement devant le Parlement avec le cadre législatif et opérationnel requis pour permettre leur application.

En clôturant son discours de deuxième lecture, Navin Ramgoolam a présenté ces deux projets de loi comme bien plus qu’une simple série d’amendements techniques. Ils constituent, selon lui, le cadre juridique des réformes destinées à restaurer la soutenabilité des finances publiques, à renforcer les institutions, à moderniser l’économie et à consolider le contrat social.

Le Premier ministre a rappelé que l’action gouvernementale repose sur quatre principes : la responsabilité, la solidarité, l’efficacité économique et la justice sociale. Il a défendu la stratégie de consolidation budgétaire engagée par son gouvernement, estimant qu’elle ne constitue pas une fin en soi, mais un moyen de préserver la solidité des finances publiques, de maintenir la confiance des investisseurs et de protéger les générations futures.

«L’avenir ne peut être assuré en repoussant les décisions difficiles. Il se construit par le courage d’agir aujourd’hui», a-t-il déclaré devant les députés. Selon lui, les réformes soumises au Parlement ne sont pas conçues pour répondre aux impératifs du prochain scrutin, mais pour préparer «les prochaines générations». Requinquée par son meeting de mercredi, l’opposition, qui ouvrira les débats cet après-midi, devrait pour sa part concentrer ses critiques sur plusieurs mesures phares du Budget, notamment la réforme de la pension, les nouvelles dispositions fiscales et l’impact social du programme de consolidation des finances publiques.

Publicité