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Face à l’envolée des coûts mondiaux

Une réunion du «Petroleum Pricing Committee» attendue d’ici le 14 août

17 juillet 2026, 14:00

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Une réunion du «Petroleum Pricing Committee» attendue d’ici le 14 août

Les cours du pétrole repartent à la hausse, avec un risque d’impact sur les prix à la pompe.

Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent de peser sur les marchés pétroliers. Le brut a atteint environ 84 dollars le baril, hier, après un repli à 68 dollars en juin. Selon The Economic Times, une interruption majeure des exportations du Golfe pourrait relancer les prix vers les 100 dollars en cas d’escalade durable. Dans son Oil Market Report de juillet 2026, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tempère : les fondamentaux restent relativement équilibrés malgré les incertitudes. La production mondiale a progressé en juin de 4,1 millions de barils/jour à 98,8 millions, portée par une reprise partielle des flux via le détroit d’Ormuz.

Les tensions se concentrent désormais sur les produits raffinés – diesel, essence – les marges de raffinage ayant atteint début juillet leur plus haut niveau en quatre ans, sous l’effet des perturbations dans le Golfe et sur les infrastructures russes. Côté demande, l’AIE prévoit une baisse moyenne de 1 million de barils/jour en 2026, avant un rebond de 2 millions en 2027. Les stocks mondiaux ont progressé en juin, une première après quatre mois de baisse, portés par le transport maritime. L’AIE estime cependant qu’un excédent d’offre pourrait réapparaître d’ici fin 2026 si les flux se normalisent et sans nouvelle escalade militaire – un équilibre jugé toutefois précaire. Ces tensions se répercutent directement sur les économies importatrices comme Maurice, qui est entièrement dépendante des importations de carburants.

Approvisionnement local

Sollicité sur l’évolution des prix des carburants, Michaël Sik Yuen, ministre du Commerce et de la protection des consommateurs, explique que la hausse des cours internationaux se reflète directement sur le coût d’approvisionnement du pays : «Nous achetons les carburants en tonnes métriques. En janvier, nous avons payé l’essence environ 600 dollars la tonne métrique. Vers le 7 juillet, le prix était d’environ 900 dollars et actuellement, il avoisine les 1 000 dollars.»

Cette flambée aurait déjà pu se répercuter à la pompe. Selon le ministre, si le Petroleum Pricing Committee (PPC) s’était réuni le 7 juillet – avant même la nouvelle escalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran –, le prix de l’essence aurait augmenté d’environ 10 %. Le gouvernement a préféré temporiser afin de protéger les consommateurs : «Nous n’avons pas convoqué le comité, parce que nous absorbons le choc afin d’éviter une augmentation des prix. Normalement, lorsqu’il y a une hausse des prix des produits pétroliers, cela entraîne un effet domino, aussi bien sur les produits alimentaires que non alimentaires.»

Cette absorption a toutefois un coût pour les finances publiques, souligne le ministre. «C’est pourquoi nous avons une perte de Rs 2 milliards pendant le conflit.» Reste à savoir si un ajustement sera décidé à la prochaine réunion du PPC, qui doit se tenir au moins une fois tous les quatre mois. La dernière réunion remontant au 15 avril, la prochaine devrait avoir lieu d’ici le 14 août. Interrogé sur une éventuelle hausse, Michaël Sik Yuen reste prudent : «C’est difficile à dire. Les données changent tous les jours.»

Pour rappel, à sa réunion du 15 avril, le PPC avait recommandé une hausse des prix à la pompe : l’essence (Mogas) était passée de Rs 58,45 à Rs 64,25 le litre, et le diesel (gasoil) de Rs 64,80 à Rs 71,25 le litre. Le pays dispose actuellement d’environ 18 jours de stock d’essence, avant une cargaison attendue le 20 juillet. Le diesel affiche une autonomie similaire de 18 jours, contre 20 jours pour le Jet A1. L’huile lourde pour la production d’électricité couvre entre 28 et 45 jours selon les produits, avec un nouvel arrivage prévu le 31 juillet. Le gaz ménager, lui, ne représente plus que 13 jours de réserve, un approvisionnement devant arriver aujourd’hui, 17 juillet.

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