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Kaviraj Sukon : «Ce projet de loi corrige des injustices historiques»
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Kaviraj Sukon : «Ce projet de loi corrige des injustices historiques»
Kaviraj Sukon, ministre de l’Enseignement supérieur, des sciences et de la recherche, a débuté son discours en déclarant : «Quand une femme vit dans la peur sous son propre toit, le foyer devient une prison.»
Selon le ministre, l’opposition prétend que le projet de loi est théorique, alors que plusieurs articles offrent des protections concrètes. L’article 9 assure une protection indirecte, tandis que l’article 10 autorise les demandes d’ordonnances de protection sociale par voie électronique et aborde la question des audiences à distance. L’article 29 permet les arrestations sans mandat, et l’article 34 impose le traitement rapide des demandes d’ordonnance de protection. L’article 41 garantit que les victimes soient informées de la libération de l’agresseur. «L’opposition ignore le travail quotidien accompli par six ministères et la police pour assurer la sécurité» a souligné Kaviraj Sukon.
Il a ajouté que ce projet de loi arrive à point nommé, notamment au vu des statistiques alarmantes des Nations Unies, selon lesquelles 137 femmes sont tuées chaque jour par des membres de leur famille, ce qui signifie qu’une femme est assassinée toutes les dix minutes. «Je félicite la vice-première ministre, l’Attorney General et le Premier ministre pour leur engagement envers ce projet de loi, qui définit de manière essentielle les différentes formes de violence : économique, psychologique et émotionnelle. Ces définitions sont cruciales, car les blessures les plus profondes restent souvent invisibles.»
«Ce projet de loi vise à corriger des injustices historiques ancrées dans des précédents juridiques obsolètes, qui réduisaient de fait les épouses à la propriété de leurs maris. Les études montrent que la fréquence des violences conjugales est en augmentation, ce qui rend ce projet de loi essentiel.»
Évoquant un autre aspect du projet de loi, le ministre Sukon a déclaré que parmi ses nombreux points forts figure l’accent mis sur la réhabilitation, notamment mentionnée 17 fois, contre aucune mentionnée dans la loi de 2016. «Ainsi, ce projet de loi arrive à un moment crucial, nous dotant des outils nécessaires pour créer un environnement plus sûr pour les victimes. Je soutiens pleinement cette législation car elle vise à restaurer le caractère sacré du foyer et à assurer la protection des femmes contre les violences et les abus conjugaux.»
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