Publicité
Mobilisation du 11 juillet
Pension : le retrait du NPPF du «Finance Bill» ne désarme pas la CTSP
Par
Partager cet article
Mobilisation du 11 juillet
Pension : le retrait du NPPF du «Finance Bill» ne désarme pas la CTSP
■ Les dirigeants de la CTSP appellent la population à rester mobilisée, à quelques heures de la manif organisée par la Platform Komun Syndikal. Photos: Aurélio Prudence
À un jour de la manifestation prévue dans les rues de Port-Louis, la mobilisation ne faiblit pas. Lors d’une conférence de presse tenue hier dans les locaux de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP), son président, Reeaz Chuttoo, a lancé un appel à la population. «Nous avons rendezvous avec l’histoire», a-t-il déclaré, en rappelant que cette marche est organisée par la Platform Komun Syndikal et non par une seule organisation syndicale.
Le syndicaliste est revenu sur les développements suivant la réunion économique tenue mercredi au Prime Minister’s Office, en présence du Premier ministre et de plusieurs ministres. Il a notamment évoqué l’annonce selon laquelle le National Pension and Provident Fund (NPPF) serait retiré du Finance Bill et ferait l’objet d’un traitement distinct. «C’est la mobilisation qui a amené ce changement, mais il faut rester vigilant.»
Reeaz Chuttoo s’est interrogé sur le montant versé aux personnes accédant à la pension dès 60 ans, tout en critiquant la position du ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron, concernant les travailleurs exerçant des métiers pénibles. Le président de la CTSP réclame, par ailleurs, davantage de clarté sur les futures discussions sur le NPPF et appelle les citoyens à «ne pas se laisser berner par de fausses promesses». Il a également critiqué certaines prises de position du syndicaliste Ivor Tan Yan, estimant que le ministre du Travail devrait clarifier son rôle dans les négociations.
De son côté, la secrétaire de la CTSP, Jane Ragoo, a élargi le débat à la préservation de l’État providence. Selon elle, les inquiétudes dépassent largement la question des pensions. Elle a notamment exprimé ses préoccupations concernant l’évolution future du budget de la santé, affirmant que des patients sont déjà confrontés à des pénuries de médicaments dans les hôpitaux publics. Elle a également évoqué les défis auxquels fait face le secteur préscolaire. Face à la hausse du coût de la vie, elle a exhorté la population à rester mobilisée afin de préserver les acquis sociaux. «Peu importe le gouvernement en place, lorsqu’une décision est bénéfique, il faut la saluer. Lorsqu’elle ne l’est pas, il faut aussi savoir la dénoncer.»
Libération Moris bat le pavé avant la manif de samedi

■ Après une première rencontre citoyenne à Albion, la plateforme Libération Moris poursuit sa campagne nationale de sensibilisation pour mobiliser la population.
La plateforme Libération Moris poursuit elle aussi sa campagne de sensibilisation sur le terrain. Après une première rencontre citoyenne à Albion, ses représentants poursuivent leurs échanges avec la population afin de mobiliser avant le rassemblement prévu samedi à Port-Louis. Pour Ashvin Gudday, membre de la plateforme, ces rencontres constituent avant tout un espace de dialogue. «Nous avons expliqué les enjeux et les dangers de la réforme de la pension, notamment le fait qu’elle a été décidée de manière unilatérale.»
Libération Moris réaffirme son attachement au principe d’une pension universelle, estimant qu’elle constitue un élément essentiel de l’égalité entre les citoyens. Revenant sur les récentes déclarations concernant le NPPF, Ashvin Gudday estime que les annonces gouvernementales successives entretiennent une certaine confusion autour de la réforme. Pour la plateforme, le retrait annoncé du NPPF du «Finance Bill» ne règle pas la question de fond. «Il faut une véritable consultation nationale», soutient Ashvin Gudday, qui estime que le débat sur la pension universelle reste ouvert. La plateforme invite donc la population à participer au rassemblement prévu samedi à 13 heures au Centre Marie Reine de la Paix. Elle insiste sur le caractère non partisan de cette mobilisation. «Peu importe votre appartenance politique, la réforme concerne tout le monde», affirme Ashvin Gudday, rappelant que cette marche est initiée par la Platform Komun Syndikal avec le soutien de plusieurs fédérations et confédérations syndicales.
Publicité
Publicité
Les plus récents