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Rigg Needroo s’explique
«Monn demisione pou ki zot aret arsel mo madam»
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Rigg Needroo s’explique
«Monn demisione pou ki zot aret arsel mo madam»
Quelques jours après avoir quitté la présidence du conseil d’administration du Jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam, Rigg Needroo est sorti de son silence. Il affirme avoir pris cette décision afin de mettre un terme aux pressions exercées, selon lui, sur son épouse. «J’ai démissionné pour que l’on arrête de la harceler», explique-t-il, précisant qu’il n’était pas attaché à son poste et qu’il préférait quitter ses fonctions plutôt que de voir sa famille subir davantage de pression.
Il révèle également avoir rencontré le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, qui lui aurait demandé de présenter sa démission. Selon lui, le Premier ministre Navin Ramgoolam l’aurait ensuite personnellement appelé afin de lui demander de ne pas quitter ses fonctions. Malgré cet appel, Rigg Needroo affirme avoir maintenu sa décision, estimant que le climat de travail était devenu «toxique». L’ancien président du conseil d’administration rejette par ailleurs les allégations contenues dans une bande sonore qui circule sur les réseaux sociaux. Il soutient que cet enregistrement est «faux» et affirme n’avoir «jamais tenu cette conversation». Il annonce son intention de se rendre à la Financial Crimes Commission (FCC) pour y déposer une plainte.
Interrogé sur les circonstances de sa nomination ainsi que celle de son épouse à la tête du SIT, Rigg Needroo soutient qu’ils ne sont pas des nominés politiques. Il affirme que son épouse a obtenu son poste en raison de ses qualifications professionnelles tandis que sa propre nomination reposait sur son expérience et ses compétences dans le domaine concerné. «Ti zis enn pos parttime chairman sa», explique-t-il, ajoutant que depuis longtemps, il ne s’occupe plus de la page Sel Solution Revolution sur Facebook.
Sollicité pour une réaction, le ministre Arvin Boolell n’a pas souhaité commenter cette affaire. Il invite toutefois toute personne disposant d’éléments de preuve à les transmettre à la Financial Crimes Commission (FCC).
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