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Journée mondiale | Sans sacs en plastique : Un petit geste peut sauver la planète
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Journée mondiale | Sans sacs en plastique : Un petit geste peut sauver la planète
Chaque année, le 3 juillet, la Journée mondiale sans sacs en plastique rappelle qu’un simple sac utilisé quelques minutes peut polluer la planète pendant des centaines d’années. À Maurice aussi, la lutte contre les déchets plastiques s’intensifie. Suis-nous pour comprendre pourquoi le plastique est dangereux pour l’environnement et ce qui est mis en place dans le pays pour contrer son usage. As-tu déjà pensé au temps que met un sac en plastique à disparaître ? Il peut rester dans la nature pendant plusieurs centaines d’années. Pourtant, la plupart des sacs sont utilisés seulement quelques minutes avant d’être jetés. C’est justement pour sensibiliser le public à ce problème qu’a été créée la Journée mondiale sans sacs en plastique, célébrée chaque année le 3 juillet. Cette journée encourage chacun à remplacer les sacs jetables par des sacs réutilisables, en tissu, en papier ou fabriqués à partir d’autres matériaux plus respectueux de l’environnement. L’objectif est simple : réduire la quantité de plastique qui finit dans les rues, les rivières et surtout dans les océans.
Pourquoi les sacs en plastique sont-ils dangereux ?
Les sacs en plastique ne se décomposent pas comme une peau de banane ou une feuille morte. Avec le temps, ils se fragmentent en minuscules morceaux appelés microplastiques. Ces particules sont ensuite transportées par le vent et les cours d’eau jusqu’à la mer. Là, elles deviennent un véritable danger pour les poissons, les tortues, les oiseaux marins et d’autres animaux qui les confondent avec de la nourriture. Beaucoup meurent après avoir avalé ces déchets ou s’y être retrouvés piégés. Le problème ne s’arrête pas là. Les microplastiques peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et finir dans les poissons et fruits de mer consommés par les êtres humains. Pour une île comme Maurice, entourée par l’océan, protéger les milieux marins est donc une priorité.
Recycler oui, mais comment ?
Aujourd’hui, à Maurice, les bouteilles en plastique bénéficient déjà de certains circuits de collecte. En revanche, les flacons de shampoing, les bouteilles d’huile ou d’autres emballages plastiques ne disposent pas encore d’un système de tri ou de consigne suffisamment développé. Des experts estiment donc qu’il faudrait mettre en place davantage de points de collecte, soutenir les entreprises spécialisées dans le recyclage et développer des stations de recharge pour certains produits du quotidien. Pouvoir remplir à nouveau une bouteille de savon ou d’huile permettrait de produire beaucoup moins de déchets. Le gouvernement prévoit également la mise en place d’un système de remboursement des bouteilles plastiques rapportées par les consommateurs, ainsi qu’une meilleure traçabilité des plastiques importés dans le pays.
Les jeunes ont aussi un rôle à jouer
La protection de l’environnement ne dépend pas uniquement des lois ou des taxes. Chaque citoyen peut agir à son niveau. Utiliser un sac réutilisable pour faire les courses, refuser les objets en plastique à usage unique, trier ses déchets, recycler ou participer à des opérations de nettoyage sont autant de gestes qui font la différence. Comme le rappelle le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, les consommateurs doivent devenir de véritables «consomm’acteurs». Autrement dit, chacun peut contribuer, par ses choix quotidiens, à réduire la pollution plastique. La Journée mondiale sans sacs en plastique est donc bien plus qu’une simple date inscrite au calendrier. Elle nous rappelle que les petits gestes répétés chaque jour peuvent avoir un impact immense sur notre planète. Car protéger l’environnement aujourd’hui, c’est aussi préserver le monde dans lequel les jeunes de la présente génération vivront demain.
De nouvelles mesures annoncées dans le Budget
La lutte contre le plastique ne concerne pas seulement les sacs. Lors de la présentation du Budget 2026-2027, le Premier ministre et ministre des Finances, Navin Ramgoolam, a annoncé une nouvelle mesure qui entrera en vigueur le 1ᵉʳ octobre. À partir de ce jour-là, un droit d’accise de Rs 2 sera appliqué sur toutes les bouteilles en plastique, quel qu’en soit leur contenu. Cette taxe concernera près de 1 000 produits de la vie quotidienne, notamment les shampoings, les huiles alimentaires, les savons liquides, les sirops ou encore certains produits d’entretien. Le gouvernement estime que cette mesure rapportera environ Rs 435 millions au cours de l’exercice financier 2026-2027. Mais cette annonce soulève aussi plusieurs questions. Certains spécialistes de l’environnement estiment qu’une taxe, à elle seule, ne suffira pas à réduire la pollution si les infrastructures de recyclage ne suivent pas.
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Le savais-tu?
Un sac en plastique est si léger qu’il peut être emporté par le vent sur plusieurs kilomètres avant de finir dans une rivière ou dans la mer. C’est pourquoi on retrouve aujourd’hui des déchets plastiques même sur des îles inhabitées ou dans des endroits très éloignés de toute ville. Le plastique est partout, même là où on ne le voit pas ! Des scientifiques ont découvert des microplastiques dans la pluie, la neige, les nuages et même dans l’air que nous respirons. Ces minuscules particules proviennent notamment de la dégradation des emballages, des pneus de voitures et des vêtements fabriqués avec des fibres synthétiques. Savais-tu également que le premier sac plastique moderne a été inventé dans les années 1960 ? À l’époque, il était présenté comme une solution écologique car il devait remplacer les sacs en papier afin de limiter l’abattage des arbres. Mais avec le temps, son utilisation est devenue excessive : des milliards de sacs jetables ont été distribués dans le monde, souvent juste pour quelques minutes d’utilisation seulement.
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