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Budget 2026-2027
Secteur non hôtelier : l’AALSIM salue une avancée, mais réclame des mesures concrètes dans le Finance Bill
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Budget 2026-2027
Secteur non hôtelier : l’AALSIM salue une avancée, mais réclame des mesures concrètes dans le Finance Bill
L’Association des Acteurs de Location Saisonnière à l’Île Maurice (AALSIM) accueille favorablement les orientations du Budget 2026-2027 concernant le secteur touristique, notamment la reconnaissance accordée aux hébergements non hôteliers. L’association estime toutefois que les annonces devront désormais se traduire par des réformes concrètes dans le Finance Bill, notamment pour faciliter la formalisation des opérateurs.
Selon l’AALSIM, l’un des éléments majeurs de ce budget concerne la reconnaissance, dans les documents officiels du ministère du Tourisme, du manque de données détaillées sur les hébergements touristiques autres que les hôtels. L’association souligne également la volonté des autorités de mieux encadrer ce secteur à travers une base de données complète et un mécanisme de certification basé sur la conformité.
L’AALSIM se dit reconnaissante envers le gouvernement pour la prise en considération de plusieurs recommandations formulées au fil du temps, notamment autour de la collecte de données, des standards, de la conformité et de la structuration du secteur non hôtelier.
Pour Mathieu Appassamy, président de l’AALSIM, cette reconnaissance constitue un signal positif, mais elle doit être accompagnée d’actions concrètes. «L’analyse de l'ensemble des textes budgétaires révèle que l'encadrement de l'hébergement non hôtelier figure parmi les trois priorités touristiques de ce budget. C'est une reconnaissance que l'AALSIM salue», affirme-t-il.
Il ajoute cependant que «l’intention ne suffit pas» et insiste sur l’importance de traduire ces engagements en réformes dans le Finance Bill. Selon lui, la priorité doit être de simplifier le processus de formalisation pour les opérateurs de location touristique. «Tant qu'elle n'est pas levée, ni la collecte de données fiables ni l'intégration effective du secteur ne seront possibles», souligne-t-il.
L’association plaide ainsi pour une réforme du système de licences avec un mécanisme d’enregistrement plus simple, progressif et adapté aux réalités du terrain. L’objectif est d’encourager davantage d’opérateurs à rejoindre le cadre formel, déclarer leurs activités, améliorer leurs standards et contribuer aux recettes publiques.
Pour l’AALSIM, la formalisation de l’informel ne pourra réussir que si les démarches restent accessibles et proportionnées. L’association estime qu’un modèle basé sur l’enregistrement, des standards de base et une conformité progressive permettrait d’améliorer la transparence ainsi que la qualité de l’offre touristique. Le secteur non hôtelier regroupe notamment les locations saisonnières, résidences de tourisme, guest houses, villas, hébergements en self-catering, gestionnaires de biens, agences et PME touristiques. Il joue un rôle dans la capacité d’accueil du pays, l’entrepreneuriat local et une meilleure répartition des retombées économiques liées au tourisme.
L’AALSIM estime aussi que l’accent mis dans le Budget sur la diversification touristique, notamment le tourisme communautaire, culturel, patrimonial, de bien-être ou encore l’écotourisme, représente une opportunité pour mieux intégrer le secteur non hôtelier dans la stratégie touristique nationale.
L’association indique qu’elle suivra également de près les mesures liées à la Tourist Fee, à la TVA, aux paiements via les plateformes numériques, aux obligations de reporting, ainsi qu’aux initiatives concernant la formation, la digitalisation, la durabilité, l’eau et l’énergie.
L’AALSIM appelle enfin à un dialogue structuré avec le ministère du Tourisme, la Tourism Authority, la MTPA, la MRA, l’EDB et les autres institutions concernées afin d’assurer une mise en œuvre équilibrée des nouvelles mesures.
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