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Selon le bureau de l’«Attorney General»

Starmer part, l’accord sur les Chagos reste intact

23 juin 2026, 12:00

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Starmer part, l’accord sur les Chagos reste intact

© AFP/Henry Nicholls.

La démission du Premier ministre britannique, sir Keir Starmer, annoncée hier, soulève des interrogations sur la scène politique, notamment concernant l’avenir de l’accord conclu entre Maurice et le Royaume-Uni sur l’archipel des Chagos. Alors que certains s’interrogent sur les conséquences d’un changement de leadership à Londres, le bureau de l’Attorney General se veut rassurant : la démission de Keir Starmer n’a «aucune conséquence juridique» sur l’accord relatif aux Chagos. Les autorités indiquent suivre ce développement de près, tout en soulignant qu’il ne remet en cause «ni nos droits ni les fondements de notre revendication».

Le bureau de l’Attorney General rappelle que la souveraineté mauricienne sur l’archipel ne dépend pas de «la volonté d’un Premier ministre britannique». Cette revendication repose, souligne-t-il, sur l’avis consultatif de la Cour internationale de justice de 2019, qui a conclu que la séparation de l’archipel des Chagos du territoire mauricien était contraire au droit international. Il rappelle également que les négociations autour de ce dossier n’ont pas été portées par une seule personnalité politique britannique. «Lancé en 2022 sous le gouvernement de Liz Truss, poursuivi sous celui de Rishi Sunak, puis finalisé sous sir Keir Starmer, il a traversé plusieurs administrations et bénéficié du soutien des principales forces politiques britanniques», indique le bureau de l’Attorney General. Selon lui, il s’agit donc «d’un engagement de l’État britannique dans la durée et non d’une initiative attachée à un dirigeant particulier».

Les autorités mettent également en avant la légitimité démocratique du processus. Le bureau de l’Attorney General souligne que le Diego Garcia Military Base and British Indian Ocean Territory Bill a été approuvé par la House of Commons, l’assemblée élue du Royaume-Uni. Les obstacles rencontrés jusqu’ici proviennent essentiellement de la House of Lords, une chambre non élue, et non de la volonté exprimée par les élus britanniques.

Toutefois, Maurice reconnaît qu’une transition politique à Londres pourrait avoir des conséquences pratiques. «Il serait néanmoins vain de prétendre qu’un changement de leadership à Londres est totalement sans effets pratiques. Toute transition politique peut entraîner des délais supplémentaires dans un processus déjà ralenti», indique le bureau de l’Attorney General. Mais il précise que ces éventuels retards ne diminuent en rien «la valeur ni la solidité de l’accord». La position demeure ainsi inchangée. Selon le bureau de l’Attorney General, «l’accord signé le 22 mai 2025 doit désormais franchir les dernières étapes de ratification sans retard supplémentaire».

Concernant la succession de Keir Starmer, Maurice affirme respecter le processus politique britannique. «Le choix du futur dirigeant du Royaume-Uni relève de la décision du Parti travailliste, auquel les électeurs britanniques ont confié le pouvoir en 2024», précise le bureau de l’Attorney General, ajoutant que Maurice continuera à travailler avec les autorités britanniques «dans un esprit de dialogue et de respect mutuel», tout en attendant que les engagements pris par le Royaume-Uni soient respectés et mis en œuvre.

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