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États-Unis–Iran

Les négociations reportées après l'annulation surprise du voyage de Vance en Suisse

19 juin 2026, 11:30

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Les négociations reportées après l'annulation surprise du voyage de Vance en Suisse

JD Vance s’exprime lors d’un point de presse dans la salle de presse Brady de la Maison-Blanche à Washington, le 18 juin.

Coup de théâtre diplomatique. Les pourparlers prévus ce vendredi 19 juin entre les États-Unis et l'Iran pour mettre en œuvre l'accord en 14 points conclu entre les deux pays ont été annulés, comme l'a confirmé le ministère suisse des Affaires étrangères. Ces discussions devaient s'ouvrir dans le petit village d'Obbürgen, deux jours après la signature d'un protocole d'accord qui ouvre une fenêtre de 60 jours pour négocier un accord durable sur le programme nucléaire iranien, tout en relançant le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz.

La rupture a été brutale : l'équipe de JD Vance se trouvait à la base aérienne, prête à s'envoler en vue des pourparlers sur l'Iran, lorsque le voyage a été soudainement annulé. Selon un rapport d'Axios publié tôt ce vendredi matin et citant un responsable américain, l'Iran aurait annulé le vol de sa propre délégation en raison des attaques continues d'Israël contre le Hezbollah au Liban.

Le ministère suisse des Affaires étrangères a annoncé que les discussions prévues entre les États-Unis, l'Iran, le Qatar et le Pakistan avaient été reportées, précisant néanmoins que la Suisse reste disposée à faciliter ces discussions et que les travaux préparatoires se poursuivent, sans fixer de nouvelle date.

Le Liban, obstacle inattendu

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou a continué d'affirmer qu'il n'avait pas l'intention de se retirer du Liban, ce qui a suscité des critiques ouvertes de la part de Donald Trump et de JD Vance à l'égard des opérations israéliennes. Selon la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen, toute attaque israélienne à plus de 10 kilomètres en profondeur au Liban constituerait «une violation flagrante du premier article du protocole d'accord».

Malgré l'annulation, la Maison-Blanche a invoqué des difficultés logistiques pour justifier la décision de ne pas envoyer Vance en Suisse. Dans un communiqué, Washington a indiqué que «les plans pour les prochaines discussions techniques n’étaient pas finalisés» et que «la délégation américaine était prête à partir à la première occasion disponible». «Mais la logistique de ces négociations n'a jamais été simple ni prévisible. Pour l'instant, le vice-président ne partira pas ce soir», a-t-elle ajouté.

Un accord-cadre signé à distance

Le protocole d'accord a été signé électroniquement et à distance mercredi par le président iranien, Massoud Pezeshkian, et Donald Trump. JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont également apposé leur signature numérique, en présence de Trump. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a déclaré avoir approuvé l'accord, malgré des réserves, affirmant que «les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi». Il n'a pas été vu en public depuis qu'il a succédé en mars à son père Ali Khamenei, tué dans les bombardements israélo-américains sur l'Iran.

Le détroit d'Ormuz se rouvre progressivement

En parallèle, le trafic reprend dans le détroit d'Ormuz. JD Vance a affirmé que les forces américaines «avaient laissé plus d'une douzaine de bateaux passer». La télévision d'État iranienne, citant un communiqué du Conseil suprême de sécurité nationale, a annoncé que les navires souhaitant traverser le détroit devront soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental et qu'aucuns frais ne seront perçus «pendant une période de 60 jours». Les cours du brut continuent de baisser ce vendredi, se rapprochant de leurs niveaux d'avant-guerre.

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