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Secteur musical
Intelligence artificielle vs intelligence émotionnelle ?
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Secteur musical
Intelligence artificielle vs intelligence émotionnelle ?
L’ère digitale apporte sa révolution artificielle avec son lot de positif et de négatif dans l’équation. Si dans certains domaines l’accueil est favorable, dans le secteur musical, surtout au niveau de l’édition, le clash machine contre humain est devenu un braquage artificiel avec des impacts réels. Des productions qui rivalisent avec les humains à coups de claviers. Un univers parallèle entièrement numérique qui débalance tout l’écosystème de la production musicale. Malgré la résistance, la musique entièrement conçue par l’intelligence artificielle (IA) s’installe et s’impose dans les charts mondiaux. La guerre est-elle en cours, ou c’est déjà perdu depuis l’emprise des écrans sur nos vies ?
L’évolution a été rapide, la «fenêtre technologique» avec les applications comme Suno et Udio, la création musicale par IA change du tout au tout. Des outils capables de produire, en un clic, des chansons quasiment similaires à celles créées par l’homme. Toute une vague de titres produits entièrement à l’IA déferle sur les plateformes de streaming. Depuis, Suno et Udio font face à des procès intentés par les majors. Ils sont accusés d’avoir entraîné leurs modèles sur des enregistrements protégés par le droit d’auteur, sans autorisation ni rémunération des artistes concernés.
Celebrate Me, de la voix virtuelle IngaRose qui cartonne sur YouTube et d’autres plateformes, est un signal fort de l’invasion intelligente de l’artificielle dans nos oreilles. À la conquête de nos playlists, inondées d’artistes IA. Numéro 1 sur la plateforme iTunes aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe, cette chanson IA n’est pas la première a explosé les chartes et les plateformes de streaming. Aux États-Unis, ces voix générées par logiciel s’installent tranquillement dans les Billboard Charts. Du R&B avec Xania Monet ou de la country avec Breaking Rusted, plus de 25 millions de streams sur Spotify avec la chanson Livin’ on Borrowed Time.
En France, le lapin-rappeur Willylancien bouleverse le milieu hip hop avec une sonorité mélancolique qui fait mouche. Même Booba approuve. «Cagoule de lapin vissée sur la tête, visage masqué, identité bien gardée... Depuis mi-avril, l’énigmatique Willylancien a surgi de nulle part pour s’imposer comme l’un des artistes à suivre sur la scène rap française», cite BFM. Willylancien est suivi sur TikTok et Instagram par des milliers de followers et a sorti son Extended Play (EP) en mai.
**Ce que l’IA ne peut pas imiter **
«Il y a une trentaine d’années, le psychologue social Phil Shaver et ses collègues ont découvert que les gens peuvent de manière fiable faire la distinction parmi 135 émotions. Mais comprendre les plus basiques – la joie, l’amour, la colère, la peur, la tristesse – est un bon moyen de commencer pour n’importe quel leader essayant de gérer une culture émotionnelle», extrait du Harvard Business Review, Intelligence émotionnelle (hors-série).
Des recherches sur la contagion émotionnelle mon trent que les gens «attrapent» les sentiments des autres. Même s’il est indéniable qu’on devra coexister avec tous les outils de l’IA dans la production et l’édition de la musique, il y a encore des puristes qui perpétuent le processus naturel de la création. Et il y aura encore des débats et des procès pour l’exploitation des outils IA sur des créations sonores existantes.
Le réel ne s’effacera pas, faute d’espace ou de bug dans le système. Surfer sur l’artificielle pour être intelligent a ses limites dans l’espace temps. Il est possible d’apprendre à être intelligent naturellement. Comme avant… Retourn mwa sa lepok-la !
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