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Manifestation

Lindsey Collen : «Nous n’acceptons pas que notre territoire soit utilisé à des fins militaires»

8 juin 2026, 19:30

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Lindsey Collen : «Nous n’acceptons pas que notre territoire soit utilisé à des fins militaires»

Des membres de Lalit et de la CTSP, entres autres organisations, ont manifesté devant le futur site de l'ambassade américaine pour dénoncer la présence militaire étrangère dans la région et à Diego Garcia. (Photo : © Aurélio Prudence )

Des militants de Lalit, de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) et d’autres organisations se sont rassemblés devant le futur bâtiment de l'ambassade des États-Unis à Maurice, à Moka, en ce lundi 8 juin, afin de faire entendre leur opposition à la présence militaire américaine dans la région.

Prenant la parole lors de cette manifestation, Lindsey Collen, figure de Lalit, a vivement critiqué la construction du nouveau complexe diplomatique américain. Selon elle, l'édifice, qui remplacera les locaux actuels situés à la rue John Kennedy, ressemble davantage à «une forteresse» qu'à une simple ambassade. «Aujourd'hui, nous sommes devant ce nouveau bâtiment que les Américains construisent pour leur ambassade. Ils quittent leurs locaux actuels comme s'il s'agissait d'une simple baraque. Ce nouveau complexe ressemble à un bunker, entouré d'importantes structures métalliques», a-t-elle déclaré.

La militante a expliqué que cette mobilisation intervient alors que Donald Trump aurait récemment évoqué son intention d'acquérir Diego Garcia plutôt que de continuer à la louer. Pour Lindsey Collen, cette situation constitue un signal d'alerte. «Nous n'acceptons pas que notre territoire soit utilisé, ni que Diego Garcia continue d’accueillir une base militaire britannique et américaine, ni qu'une forteresse soit construite ici à Maurice», a-t-elle affirmé.

Elle a également dénoncé l'utilisation de la base militaire de Diego Garcia dans le cadre de conflits internationaux, estimant que celle-ci est associée à des opérations militaires qu'elle qualifie d'illégales. À travers cette manifestation, les organisateurs disent vouloir réaffirmer leur opposition à toute présence militaire étrangère dans la région.

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