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Cour suprême
Peter Wayne Roberts en veuf éploré à la barre
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Cour suprême
Peter Wayne Roberts en veuf éploré à la barre
Nouvel épisode dans cette affaire qui dure depuis plus d’une décennie, hier, devant la Cour suprême de Port-Louis. Peter Wayne Roberts, le milliardaire sud-africain acquitté en 2016 du meurtre de sa compagne Lee-Ann Palmarozza, a comparu dans le cadre de son action civile contre Anahita Residence & Villas Limited (ARVL), à qui il réclame 3 millions de dollars américains pour rupture de contrat et préjudices. Il était représenté par Mᵉ Rishi Pursem, Senior Counsel (SC), tandis que la défense d’Anahita était assurée par Mᵉ Maxime Sauzier, SC.
Plusieurs témoins, notamment des employés de l’hôtel et le médecin légiste, le Dr Sudesh Gungadin, ne se sont pas présentés. Des agents du Passport and Immigration Office, du Forensic Science Laboratory et de la Major Crime Investigation Team étaient, eux, bien présents mais n’ont pas été appelés à la barre. Leur tour viendra, a fait comprendre le juge.
Dans la première partie de son témoignage, Peter Wayne Roberts s’est affiché comme un entrepreneur prospère, évoquant ses sociétés, dont Roberts & Co, qui générerait entre 20 et 60 millions de rands par an. Ce qui lui aurait permis l’acquisition, en avril 2010, d’une villa dans l’enceinte d’Anahita pour la somme de 1 365 000 dollars américains. Il a expliqué avoir hésité avant de trancher en faveur du resort : «I saw on Anahita’s website, before buying the villa, they were saying: “Anahita is a safe and peaceful environment.”» Il a également pointé une lacune contractuelle majeure dans le Property Management Agreement lié à sa villa : «They said that only the homeowner is secured by the hotel. But what about my invitees? What if I have children?»
L’homme d’affaires a ensuite évoqué sa relation avec Lee-Ann Palmarozza, rencontrée à Johannesburg en 2011 et retrouvée morte dans la piscine d’une villa d’Anahita en décembre 2014. Il a fondu en larmes lorsque Me Pursem a produit en cour des échanges d’e-mails entre les deux amoureux, dont un où Lee-Ann Palmarozza exprimait sa joie de s’installer à Durban, souhaitant s’éloigner de son ex-petit ami. «I was taking care of all her expenses, for her and her daughter», a dit Roberts. Des photos et d’autres courriels attestant de cette relation ont également été soumis à la cour.
Roberts est ensuite revenu sur les événements du 29 décembre 2014. Lee-Ann Palmarozza était arrivée à Anahita deux jours plus tôt. Il a démenti les accusations de tensions entre eux ce soir-là : «She never slapped me like they said. She just told me, “Why are you treating me like a child?”– and that was because I asked her to stop drinking too much tequila.» Il a mentionné l’absence totale d’éclairage autour et dans la piscine cette nuit-là.
Lorsqu’il s’est rendu compte de la disparition de sa compagne, il s’est précipité vers la salle de contrôle de l’hôtel : «I ran very quickly to the security control room and told them firmly: “My girlfriend is missing.” They asked me what she was wearing.» C’est lui qui a finalement découvert le corps dans la pis- cine. «I tried to take the body out, but it rolled back in. I didn’t get any help. No one asked me if they could help me. There was nobody – no first aider. The security should have been trained in case of an emergency.» Il a conclu avec une phrase chargée d’amertume : «Mauritian people are very hospitable – but not on that tragic night.»
L’audience a été ajournée aujourd’hui à 10 h 30, à l’issue de laquelle Peter Wayne Roberts devrait s’adresser à la presse.
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