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Ne pas se voiler la face : la terre brûle comme le lait sur le feu et les humains sont trois fois trop nombreux

15 mai 2026, 18:00

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Ne pas se voiler la face : la terre brûle comme le lait sur le feu et les humains sont trois fois trop nombreux

La survie de l’humanité ne dépend pas des conflits actuels comme celui au Moyen-Orient ou de l’imprévisibilité des grands dirigeants. Les générations à venir vont nous en vouloir à mort pour le réchauffement climatique qui s’accélère. Il mène notre planète droit dans le mur. Ce n’est pas une hypothèse, mais la stricte réalité que l’on surnomme Hothouse Earth. Ce qui veut tout dire.

? Les causes

Elles sont multiples et surtout interdépendantes. Les glaces fondent plus vite que prévu. Le permafrost (terre gelée) en fondant libère du méthane et contient deux fois plus de CO2 que celui déjà dans notre atmosphère. Les forêts dépérissent à cause de ce réchauffement... des catastrophes en cascade.

Les dernières prévisions remontent à... 2026. Elles indiquent des seuils critiques, des points de non-retour qui rendent la situation irréversible. Citons les principaux seuils. La disparition de la calotte glaciaire du Groenland. Cette fonte des glaces libère de gigantesques quantités d’eau douce dans l’Atlantique nord. On doit s’attendre à des précipitations et des températures inconnues jusqu’à présent dans l’hémisphère nord. En attendant l’arrivée prochaine du phénomène El Niño qui perturbe les océans.

Vient ensuite le dépérissement de l’Amazonie provoqué par l’homme (agriculture, bois...) tout comme le blanchissement des coraux et la circulation perturbée des océans. Des phénomènes interdépendants. Tout ce qui a été décidé dans de grands forums internationaux (ex. la COP) avec des limites à ne pas franchir est loin d’avoir été respecté. La réduction prévue des émissions de CO2 est nettement insuffisante. Une réduction indispensable à la survie de l’homme.

En disparaissant, l’Arctique libère automatiquement du méthane et du CO2 emprisonnés depuis des millénaires. Plus de gaz étant émis, l’atmosphère se réchauffe parce que les réactions limitées préconisées ne sont que pacotilles face à l’ampleur de ces phénomènes.

? L’Anthropocène

La Terre est entrée dans une nouvelle ère. Les efforts entrepris durant les 50 dernières années ne pèsent pas lourd face à l’ampleur du réchauffement. Il fallait essayer de modifier les choses à une bien plus grande échelle. L’homme obnubilé par la productivité et la croissance de nos ressources terrestres (ex. le pétrole et le gaz) s’est contenté d’une vision à court terme.

Cette nouvelle ère peut être illustrée par l’exemple de l’Amazonie considérée comme étant le principal poumon de la Terre pour l’absorption du CO2. La nature n’ayant pas été respectée, cette immense forêt a été fragilisée. L’appât du gain grâce à la déforestation a provoqué des sécheresses. Elle devait stocker notre pollution atmosphérique. Maintenant, l’Amazonie saturée libère le carbone stocké dans la biomasse. Il nous retombe sur la gueule !

Ce ne sont là que quelques poids lourds mal gérés par notre société productiviste à n’importe quel prix. L’exploitation de la nature a ses limites. Entre-temps, les océans bouillonnent. L’année 2027 sera la plus chaude dans les annales. D’autres prévisionnistes estiment qu’en 2100, le réchauffement climatique ne dépassera pas cinq degrés et trois à la fin de notre siècle. Même ce dernier scénario entraînerait un impact majeur avec vagues de chaleur, inondations et sécheresses. Urgence.

C’est l’heure des choix définitifs. Les grands dirigeants tous confondus doivent maintenant et durant les toutes prochaines années essayer au moins de circonscrire la crise en sauvant ce qui pourra encore l’être. Nous n’en prenons pas hélas le chemin. Il y a le feu dans la maison Terre, mais nos responsables détournent le regard. Lors du récent G7 – les pays les plus riches – sur l’environnement, ces pays ont complètement occulté le réchauffement climatique par peur d’offusquer Trump. Ce dernier ne croit pas du tout dans ce phénomène climatique malgré l’évidence.

? Trop nombreux sur Terre

Après la fournaise et notre planète qui y va tout droit, tenez-vous bien car le prochain constat risque de choquer alors que l’on s’extasie sur l’intelligence artificielle (IA) qui pourtant nécessite des garde-fous. Selon les démographes, la population mondiale actuelle est trois fois trop nombreuse. La planète ne pourra plus soutenir le mode de consommation puisque nous épuisons toutes les ressources alimentaires.

Si cette population s’élève actuellement à environ 8 milliards d’êtres humains, à la fin des années 2060-2070, ce chiffre passera à 12 milliards. Comment alors exploiter des ressources déjà surexploitées ? Selon leurs estimations, la Terre ne pourra soutenir que... 2,5 milliards d’habitants, soit le tiers de sa population actuelle.

Les raisons sont faciles à comprendre. Comment à l’avenir gérer les terres, l’eau qui pose déjà de nos jours de gros problèmes de pénurie dans diverses parties du globe et cela ne va pas s’améliorer avec le temps ou encore l’énergie sous toutes ses formes pour satisfaire les besoins de tous. Au 20ᵉ siècle, nous en avions plus que bien profité, voire abusé.

Toutes les trajectoires pointent vers des changements radicaux si on ne veut pas envisager de grosses disparitions au sein de la population mondiale. La science est venue jusqu’à présent à notre secours dans bien des domaines comme les épidémies, la longévité, l’amélioration du niveau de vie bien que la pauvreté et la pollution persistent. Nous avons trop longtemps cru que tout ce bien-être confortable allait perdurer et que des solutions seraient bien trouvées. Lesquelles ?

Alors on nous déverse des remèdes mirifiques. Elon Musk, l’homme le plus riche de la Terre, envisage tout simplement de transférer des populations sur une autre planète ! D’autres grands sorciers investissent dans ce qui pourrait nous sauver : les nouvelles technologies capables d’accomplir des miracles. Que des sornettes ! Vous savez que la Chine possède 90 % des terres rares et qu’elle a décidé de ne plus les vendre aux États-Unis, par exemple. Voilà qui affecterait grandement l’IA devenue inutilisable sans ces terres rares. Nous jouons à l’avocat du diable.

Une bonne nouvelle quand même. Les trous décelés dans la couche d’ozone dans l’atmosphère sont presque totalement rebouchés parce qu’on a su prendre à temps des mesures nécessaires pour y arriver. Une catastrophe en moins dans ce capharnaüm qu’est devenu notre Terre.

Fini met nisa?

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