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Consommation
Face aux tensions du marché, la STC anticipe l’importation de nouveaux produits
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Consommation
Face aux tensions du marché, la STC anticipe l’importation de nouveaux produits
■ Étant en manque de spécialistes, la STC recrute du personnel pour les nouvelles importations de produits.
Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les préoccupations liées au pouvoir d’achat, la question des mesures de contrôle des prix appliquées sur plusieurs produits de consommation a été abordée par le ministre du Commerce et de la protection des consommateurs, Michaël Sik Yuen, lors de sa conférence de presse du jeudi 7 mai.
Le ministre a fait le point sur les mécanismes des prix en vigueur. «Nous avons dit que nous allions stabiliser les prix sur certains produits. Nous le faisons et je pense que cela fonctionne. Actuellement, quelque 25 000 produits sont sous contrôle. Cela signifie qu’à chaque arrivée de conteneurs ou de marchandises, les importateurs doivent se rendre au ministère du Commerce pour présenter les factures, les frais de fret, entre autres documents. Le ministère détermine, pour ces 25 000 articles, le prix maximum de vente. Chaque cargaison est différente. Même si le prix reste identique à la source, il y a aussi le taux de change. (…) Mais les produits soumis au maximum mark-up sont aujourd’hui moins chers qu’en novembre 2024.»
Les produits exemptés de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), comme le lait, font déjà l’objet d’un contrôle des prix. «Lorsqu’un produit n’est pas assujetti à la TVA, il n’est pas possible de retirer cette taxe. Souvent, lorsque des contrôles de prix sont appliqués, ces produits de base sont déjà plafonnés au maximum. C’est le cas, par exemple, des sardines, où la marge autorisée est limitée à 20 %, répartie entre l’importateur, le détaillant et parfois les intermédiaires.» Par ailleurs, fait ressortir Michaël Sik Yuen, certaines marques de sardines ne sont plus disponibles, les importateurs estimant que leur commercialisation n’est plus rentable. Un conteneur de sardines coûte environ Rs 5 millions et l’importateur reçoit la marchandise après environ trois mois. Ensuite, il fournit les supermarchés, avec un crédit d’environ trois mois, mais en ajoutant les intérêts bancaires et les frais d’importation, il ne reste pratiquement plus de profit. «C’est la raison pour laquelle certaines marques ne sont plus disponibles sur le marché aujourd’hui.»
? Solutions de la STC
Face à cette situation, la State Trading Corporation (STC) prend des mesures. Elle fera venir certains produits de base et, pour ceux-ci, le gouvernement est «disposé» à retirer le maximum mark-up afin de favoriser une concurrence plus ouverte sur le marché. «Les produits de la STC doivent figurer parmi les moins chers. Nous donnons ainsi le choix au public : si vous souhaitez acheter plus cher, c’est votre choix; si vous voulez acheter à bon marché, achetez les produits de la STC», avance Michaël Sik Yuen.
Le ministre souligne que la STC a le droit de ne pas recourir à un appel d’offres, bénéficiant d’une exemption. «Mais je suis pour la transparence. Et je demande à la STC de procéder à des appels d’offres. Si jamais nous n’avons pas de fournisseur, nous déciderons alors de la marche à suivre.» Des stratégies, qui ne seront pas dévoilées, soutient le ministre, mais seront mises en place pour attirer les consommateurs vers les produits de la STC. «Nous allons être féroces sur le marché.» Tous les détaillants sont des entreprises privées, souligne le ministre, qui décident de ce qu’ils vont acheter pour revendre.
La STC ne fonctionne pas comme une compagnie privée, donc si, par exemple, elle exige un paiement comptant, ces entreprises peuvent ne pas travailler avec l’organisation. Par ailleurs, il est reconnu que la STC, spécialisée dans la commercialisation du diesel, de l’essence, du riz ration et de la farine, manque de spécialistes pour les produits de consommation. Elle a donc finalisé les procédures pour recruter des personnes dans ce domaine. L’objectif est d’avoir des profils expérimentés, déjà actifs dans le secteur. En parallèle, la procédure a été lancée pour l’achat des produits à importer.
Stock renforcé du gaz, de l’essence et du diesel
Alors que les mois précédents, le pays disposait d’environ 13 à 14 jours de stock, les réserves de produits pétroliers affichent actuellement des niveaux nettement plus élevés. Les stocks de gaz couvrent désormais 49 jours de consommation, contre 34 jours pour l’essence et 39 jours pour le diesel. Le Jet A1 dispose de 25 jours de stock, tandis que le «marine gas oil» (utilisé principalement pour les navires) atteint 27 jours. Concernant l’huile lourde, les trois catégories disponibles représentent respectivement 51 jours, 43 jours et 32 jours de stock, soit plus d’un mois de réserves chacune. Des navires sont déjà programmés pour des livraisons en mai, juin et les prochains mois.
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