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Combat contre la drogue
Robert Hungley : «Pena nanye pli for ki enn kamarad ki dir mo la pou twa»
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Combat contre la drogue
Robert Hungley : «Pena nanye pli for ki enn kamarad ki dir mo la pou twa»
La cérémonie s'est déroulée en présence du vice-président de la République, Robert Hungley, du maire de Quatre Bornes, Brian Kennoo, d'élus et d'une salle de collégiens. ? Dev Ramkhelawon.
Dans un pays où la drogue synthétique continue de faire des ravages chez les jeunes, le Sangram Sewa Sadan a tenu hier matin une cérémonie de sensibilisation à l'hôtel de ville de Quatre-Bornes, en collaboration avec le conseil municipal de la ville. La marche pacifique prévue depuis le place de taxis de La Louise n'a pas pu avoir lieu en raison de la pluie, mais le protocole officiel s'est déroulé comme prévu, en présence du vice-président de la République, Robert Hungley, du maire de Quatre Bornes, Brian Kennoo, d'élus et d'une salle de collégiens. L'objectif : créer de la visibilité autour des conséquences de l'abus de substances sur la santé physique et mentale des jeunes, et rappeler à ceux qui en ont besoin que des structures d'aide existent.

Devant les collégiens, Robert Hungley a tenu à lever toute ambiguïté : le problème de la drogue et de l'addiction n'est plus abstrait à Maurice. «Li enn realite ki prezan dan nou bann lavil, dan nou bann vilaz, pou sertin ant nou, dan nou fami», a-t-il dit. Il a aussi rappelé que l'addiction ne fait pas de discrimination : elle ne regarde pas l'âge, le milieu social, la région. Ni Quatre-Bornes ni Port-Louis ni Rodrigues n'y échappent. Le mois dernier, lors de son déplacement à Rodrigues pour les célébrations de l'Indépendance, il avait rencontré des jeunes engagés dans le combat contre la drogue. *«Kan mo get zot devan mwa zordi, mo retrouv mem laflam»**, a-t-il confié.

Son message n’a pas été celui de la condamnation. «Nou pa la pou zize», a-t-il insisté, rappelant que les personnes touchées par l'addiction sont avant tout des gens qui souffrent et qui ont parfois manqué de soutien au bon moment. Il mis l’accent sur la solidarité entre pairs : «Pena nanye pli for ki enn kamarad ki dir mo la pou twa.»*

Stéphanie Anquetil, Chief Whip du gouvernement, a abondé dans le même sens devant les lycéens. Elle a souligné que tout commence souvent par un essai, une curiosité, une pression d'un ami. Ce qui suit est plus difficile à contrôler. Elle a rappelé aux jeunes que la vraie résistance se joue souvent dans les moments les plus ordinaires, ceux où personne ne regarde, ceux où l'on décide seul. «Continuons à choisir la vie», a-t-elle conclu.

Fondé en décembre 1993 sous l'égide de l'Arya Sabha Mauritius et basé à Phoenix, le Sangram Sewa Sadan travaille depuis plus de 30 ans sur le terrain : prévention, traitement, réhabilitation.
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