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Interview
Inès Reg, humoriste : «Quoi qu’il arrive, on est toujours ensemble et c’est comme ça qu’on va tous y arriver»
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Interview
Inès Reg, humoriste : «Quoi qu’il arrive, on est toujours ensemble et c’est comme ça qu’on va tous y arriver»
■ Inès Reg et la productrice Rahifa Rawat Moossa de Titanium Events. (Photos : Patrice Lajoie)
C’est à l’hôtel Riu Palace Mauritius, au Morne, que nous avons rencontré Inès Reg. Pour sa toute première venue à l’île Maurice, Inès Reg ne cache pas son émerveillement. À peine arrivée sur l’île, l’humoriste aux punchlines percutantes a déjà été conquise par la beauté des lieux, qu’elle décrit comme un véritable «paradis». En effet, elle sera sur scène ce samedi 11 avril à 20 heures au Trianon Convention Centre. Un événement proposé par Titanium Events. Entre confidences sur sa vie personnelle, regard sur une société qu’elle appelle à plus d’unité, et humour toujours aussi spontané, elle se livre sans filtre. De son rapport à l’amour après un divorce aux échanges privilégiés qu’elle crée avec son public, en passant par son envie d’adapter son show spécialement pour les Mauriciens, Inès Reg promet une soirée hors du commun.
? Inès Reg, première fois à l’île Maurice. Vos premières impressions ?
Première impression, j’ai cru que ça y est, je suis arrivée au paradis. J’étais contente, je me suis dit c’est bon, j’ai réussi. C’est magnifique. Vraiment, pour le coup, je viens tout juste d’arriver et je suis encore un peu comme sous le choc parce que je n’ai jamais vu ça de ma vie.
? Vous avez vu un peu la plage à Maurice, vous qui aimez bien les plages. Il y a un peu un rapport avec vos méduses aussi ?
Oui, oui (rires). Je me suis déjà fait piquer par une méduse, effectivement, et je raconte ça dans mon spectacle. Mais j’adore aller me baigner et surtout, moi, je ne me suis pas baignée dans une eau comme ça, genre toute transparente. On dirait qu’on a versé des bouteilles d’eau. Donc, je suis trop heureuse.
? Ce samedi, vous allez présenter votre spectacle que vous venez de réécrire, c’est ça ? Et le titre, c’est «On est toujours ensemble». Pourquoi avez-vous rajouté le mot toujours ? Est-ce que c’est par rapport à l’actualité avec la guerre au Moyen-Orient ?
C’est exactement ça. En fait, on est dans une société aujourd’hui où on veut que faire en sorte que tout le monde soit individualiste, qu’on soit divisé et nous faire croire qu’on n’est pas tous ensemble, tous frères et sœurs, qu’on peut tous s’entraider. Je trouve que c’est important de répéter que quoi qu’il arrive, on est toujours ensemble et que c’est comme ça qu’on va tous y arriver.
? Vous dites que ce spectacle est très personnel ?
Oui, parce que je raconte ma vie et rien que ma vie, ma vie de femme de 33 ans qui vient de divorcer et qui se dit OK, alors quand on a 33 ans et qu’on est dans cette société-là où normalement on doit être marié, avoir des enfants, ben en fait, qu’est-ce qu’on fait ? Et est-ce qu’un jour on va retrouver l’amour ? Est-ce qu’on est déçu par l’amour ? Est-ce qu’on y croit encore ? Est-ce qu’on va se remarier ? Les vraies choses de la vraie vie.
? Vous parlez de divorce, pour certaines personnes c’est encore mal vu, voire tabou. Est-ce facile de trouver les mots exacts pour ne pas blesser ou heurter les sensibilités ?
Oui, je remarque à quel point c’est tabou, mais je dis dans le spectacle que j’aimerais que ça ne le soit plus, en fait, et qu’il faudrait aussi qu’on arrête d’être déçu par l’amour parce qu’une fois ça a raté on y croit toute notre vie, même si genre à 78 ans, on est encore divorcés, d’accord !! Je veux vraiment ça et en fait, pourquoi ça ne l’est pas ? Parce que moi, je fais énormément d’impro dans mon spectacle et donc du coup, avec mon public, au début, déjà, il y a un très long échange avant même de rentrer dans le spectacle, ce qui fait qu’on se sent à l’aise, on se sent en famille et en fait, on ose tout dire et je pense et même je suis sûre du coup pour l’avoir joué en fait, à partir de ce moment-là, quand on a la confiance des uns et les autres, on peut y aller.
? Est-ce que vous aurez le temps de vous acclimater un peu à Maurice, trouver des expressions mauriciennes pour réadapter le spectacle pour le public ?
Il le sera obligatoirement, le spectacle que je vais jouer, il sera que pour Maurice et c’est tout. C’est pour mon public de l’île Maurice. Personne n’aura le même spectacle. Ça me tient à cœur que chaque soir soit unique, déjà pour les gens parce que même moi, en tant qu’artiste, je ne sais pas être comme un ordinateur et dire telle blague à tel moment, je ne fais pas ça, tout change chaque soir, je me surprends moi-même et ça surprend mon public, donc je suis contente.
? Est-ce qu’il y a un mot en créole que vous avez pu maîtriser là ou pas encore ?
Pas encore, mais là je viens vraiment tout juste d’arriver, mais peut-être pouvez-vous m’en donner un.
? Allez, si quelqu’un vous dit comment allez-vous à Maurice, on dit «mo korek».
Ah bah mo korek isi (rires)
? Vous avez eu le temps de découvrir votre chambre quand vous êtes arrivée ici. Est-ce qu’il y avait le fameux «air fryer» ?
Je vous aime trop, vous avez les références. Vous savez, il y a le fameux air fryer, air fryer qui a changé ma vie.
C’est incroyable. Vous avez l’air fryer ou pas? C’est trop bien, c’est plus facile pour tout et après, on peut cuisiner. Des fois, on n’est même pas obligé de cuisiner, on prend plein d’aliments, on met dans l’air fryer, on appuie sur des boutons, quand on ressort, c’est un truc trop stylé.
? Ce n’est pas que pour les personnes qui ne le savent pas cuisiner ?
Non, pas du tout. Moi, je sais bien cuisiner. Depuis pas longtemps, mais je sais bien cuisiner, attention. Je fais trop bien le poulet. Voilà, j’avais envie de le dire parce que c’est ma seule spécialité, d’accord ? Très bien.
? Justement, avant samedi, quel est le message au public mauricien ?
Venez. J’ai hâte pour moi, ce sera la dernière date de ma tournée. Ça veut dire que ça y est, j’ai fait un an et demi, plus d’un an et demi de tournée, donc deux ans.
Et à l’île Maurice, ce sera ma dernière date. Donc, obligatoirement, déjà, c’est un moment spécial d’être ici. En plus, c’est un soir spécial puisque ça l’est toujours, mais c’est un double soir spécial parce que c’est la dernière fois que je jouerai ce spectacle.
Donc, je veux le faire fois 300 000 et peutêtre préparer votre retour parce que peut-être que ce spectacle va durer trois heures et demie. Donc, voilà, garez-vous à des endroits où ce n’est pas payant, prenez des baby-sitters, voilà, parce qu’on va rire longtemps.
? Et la rencontre avec Moshin et Rahifa de Titanium Events?
En fait, moi, quand on s’est rencontrés à l’aéroport j’avais l’impression que c’était comme un soleil hyper lumineux. Ils sont tous les deux hyper lumineux et tout d’un coup, on se sent très à l’aise. Et en fait, ce qui me touche, c’est qu’un peu comme moi, ce que je fais au public où j’essaie de créer chaque soir une nouvelle famille, bah tout de suite, je me suis sentie chez moi et comme si c’étaient des membres de la famille. Du coup, je suis très à l’aise. Je suis très stressée normalement de base et là, je le suis beaucoup moins et j’ai juste hâte de vivre à 1 000 % cette aventure.
? Est-ce qu’en 2026, on peut rire de tout ?
Oui, mais peut-être pas avec tout le monde. On peut rire de tout pour toujours, voilà, mais il faut être entouré des bonnes personnes.
? Est-ce que vous allez mettre des paillettes dans la vie des Mauriciens samedi ?
Je vais mettre des paillettes dans la vie des Mauriciens, mais genre pour sûr, pour sûr. Et des paillettes dans votre vie aussi. On fait comme ça.
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