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Navin Ramgoolam
«Maurice avance vers un système de santé moderne et intégré»
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Navin Ramgoolam
«Maurice avance vers un système de santé moderne et intégré»
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et Subrahmanyam Jaishankar, ministre des Affaires étrangères de la République de l’Inde, ont procédé ce vendredi à l’inauguration de la nouvelle unité de transplantation rénale au Jawaharlal Nehru Hospital, en présence du ministre de la Santé, Anil Bachoo. Cette infrastructure vise à renforcer les services de santé à Maurice et à améliorer significativement la prise en charge des patients souffrant de maladies rénales.
Prenant la parole lors de cette cérémonie, Navin Ramgoolam a insisté sur la portée historique de cette nouvelle unité, qu’il considère comme bien plus qu’un simple équipement médical. «Nous sommes réunis ici non seulement pour inaugurer une infrastructure, mais pour affirmer un engagement national envers la vie, la dignité et l’avenir de notre peuple», a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a également mis en avant la solidité et la profondeur du partenariat entre Maurice et l’Inde, soulignant que cette coopération dépasse largement le cadre sanitaire. «La contribution de l’Inde au développement de nos services de santé a été profonde et durable», a-t-il affirmé, évoquant notamment la construction du Jawaharlal Nehru Hospital, de l’hôpital ENT, ainsi que les projets à venir comme le centre AYUSH et le nouvel hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam.
Navin Ramgoolam a rappelé que l’Inde a joué un rôle clé dans plusieurs moments critiques, notamment durant la pandémie de Covid-19. «L’Inde est le seul pays à nous avoir fourni des vaccins gratuitement», a-t-il souligné, tout en évoquant les bourses d’études, la formation de professionnels de santé et l’envoi d’équipes médicales spécialisées comme autant d’exemples d’une collaboration continue et évolutive.
S’attardant sur les défis auxquels fait face le pays, le Premier ministre a mis en lumière l’ampleur du problème des maladies rénales à Maurice. Plus de 200 000 Mauriciens seraient affectés, tandis que plus de 1 600 patients dépendent de la dialyse pour survivre. «Ce ne sont pas que des chiffres. Ce sont des vies, des familles, des réalités humaines», a-t-il insisté.
Il est également revenu sur une période sombre du système de santé mauricien, évoquant le cas d’une jeune patiente décédée faute d’accès à la dialyse. Un épisode qui, selon lui, a été déterminant dans la décision de rendre ce traitement gratuit dans les hôpitaux publics. «Aucune vie ne doit dépendre de la capacité à payer», a-t-il martelé, rappelant que la gratuité de la dialyse et le transport des patients ont été instaurés comme une mesure de justice sociale.
Dans ce contexte, la nouvelle unité de transplantation marque, selon ses mots, un tournant décisif. «Avec cette unité, nous affirmons un principe fondamental : l’accès aux soins de pointe doit être un droit pour chaque citoyen, et non un privilège», a-t-il déclaré. Il a ajouté que Maurice «passe de la dépendance à la souveraineté, de l’incertitude à l’assurance, et des limites aux possibilités».
Le Premier ministre a également insisté sur la dimension stratégique de ce projet. Si la dialyse reste essentielle, elle représente un coût important à long terme, tandis que la transplantation offre une solution durable, permettant aux patients de retrouver une vie active. «Au-delà des coûts, il s’agit surtout de restaurer la dignité humaine», a-t-il souligné.
L’unité inaugurée regroupe, pour la première fois, plusieurs services sous un même toit : prévention, dépistage, dialyse, chirurgie de transplantation et suivi post-opératoire. Une approche intégrée alignée sur les standards internationaux, qui doit également servir de plateforme pour la formation, la recherche et l’innovation.
Navin Ramgoolam a aussi plaidé pour un renforcement de la coopération avec l’Inde dans des domaines clés tels que la formation spécialisée, le recrutement de professionnels de santé et l’introduction de nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle dans les services médicaux.
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de développer une culture nationale du don d’organes, condition essentielle au succès d’un programme de transplantation. «Chaque organe donné est une vie sauvée», a-t-il rappelé, appelant à une mobilisation collective.
Dans un contexte international incertain, marqué notamment par les tensions au Moyen-Orient, le Premier ministre a également évoqué l’importance d’assurer l’accès aux médicaments essentiels, saluant le soutien constant de l’Inde. «L’Inde n’est pas un partenaire distant, mais un membre de la famille», a-t-il déclaré.
De son côté, Subrahmanyam Jaishankar a salué une «réalisation majeure» pour Maurice, qualifiant l’unité de transplantation rénale de «moment d’espoir» pour les patients et leurs familles. Il a souligné que cette infrastructure permettra désormais aux Mauriciens de bénéficier de traitements de pointe sur leur propre territoire, réduisant ainsi les coûts et les contraintes liés aux déplacements à l’étranger.
Le ministre indien a également rappelé que la coopération entre les deux pays s’inscrit dans une relation «de cœur», portée par une histoire commune et des liens humains profonds. «Si quelque chose est important pour Maurice, cela l’est aussi pour l’Inde», a-t-il affirmé.
Le ministre de la Santé, Anil Kumar Bachoo, a pour sa part insisté sur l’impact concret de cette nouvelle unité pour les patients, évoquant une «restauration de l’espoir» et une avancée majeure dans la lutte contre les maladies rénales. Il a également rappelé que plus de 200 000 Mauriciens sont concernés par ces pathologies, soulignant l’urgence de renforcer les capacités nationales.
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