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Journée internationale des droits des femmes
Brinda Nandkishore, palefrenière : «Mantal bizin for pou fer sa travay-la»
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Journée internationale des droits des femmes
Brinda Nandkishore, palefrenière : «Mantal bizin for pou fer sa travay-la»
Elle est devenue une incontournable du giron hippique. Passionnée des animaux, Brinda Nandkishore est la toute première femme à avoir exercé le métier de palefrenier au Champ-de-Mars. 20 ans après, c’est avec le même enthousiasme et le même amour qu’elle évolue au sein de l’écurie Mahadia.
Cette habitante des faubourgs de la capitale en a fait du chemin depuis qu’elle a commencé son aventure hippique auprès de l’entraîneur Raj Ramdin à la demande de sa mère. «Depuis toute petite, ma maman m’emmenait au Champ-de-Mars. Avec l’amour que j’ai pour les animaux, elle me disait qu’il fallait que j’essaie le métier de palefrenière.» Depuis, elle a travaillé pour Vincent Allet (3 ans) et Jean-Michel Henry (8 ans), avant de maintenant faire partie de l’équipe de Samraj Mahadia, où elle s’occupe des coursiers Babylon et Global Glory.
En quoi consiste une journée typique pour un palefrenier? «Je me réveille tous les jours à 3 h 30. J’arrive à l’écurie à 4 h 30 et je vérifie que mes chevaux vont bien, ki zot finn bien manze ek bwar ek mo chek zot lipie si zot pena okenn blesir. Après, on commence à les préparer, on les selle pour qu’ils partent en piste pour s’entraîner. Après l’entraînement vient le moment de la douche, puis le repas.» Avant qu’elle ne revienne à l’écurie sur le coup de 13 heures, Brinda rentre chez elle, entourée de ses 13 chats et pour préparer le repas pour une trentaine de chiens errants qu’elle nourrit chaque jour grâce à son petit part-time job de vente de plantes. Entre son travail, sa maison et ses nombreux animaux, Brinda Nandkishore connaît des journées bien remplies.
«Pena lapli, pena soley, pena siklonn»
Recommanderait-elle ce travail à d’autres femmes ? «Si ou kontan fet ek tamtam, ou pa pou kapav fer sa travayla. Li 7 lor 7. Pena lapli, pena soley, pena siklonn. Ou bizin lamem. Rann kont toulezour 4h di matin li pa fasil», nous relate Brinda, qui doit être en mode standby pendant les périodes cycloniques, étant de ceux qui résident le plus proche des écuries au Champ-de-Mars.
«Au début, j’étais un peu réservée, je ne parlais à personne. Je trouvais le métier un peu difficile. Tou dimounn ti pe dir mwa mo pa pou kapav travay me samem ki finn motiv mwa. Ou bizin ena enn mantal for pou fer sa travayla avek bann zom», explique la jeune femme, qui n’a pas sa langue dans sa poche pour se faire respecter de la gent masculine. Aujourd’hui, elles sont plusieurs autres femmes à avoir embrassé le métier de palefrenière, preuve de l’ouverture de ce giron à forte réputation patriarcale.
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