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Doléances du Kolektif Artis Mizikal
Une industrie qui «bouz fix», la faute aux «lenteurs» du ministère des Arts
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Doléances du Kolektif Artis Mizikal
Une industrie qui «bouz fix», la faute aux «lenteurs» du ministère des Arts
■ Le surplace gouvernemental sur des dossiers sensibles dans les industries créatives exaspère le KAM, qui s’exprimait hier au restaurant «La Flore 1913», à Port-Louis. (Photo : © Kiranchand Sookrah)
Jamais deux sans trois ? C’est la seconde fois en trois mois que le Kolektif Artis Mizikal (KAM) dit son impatience, mais aussi son exaspération face à une série de dossiers qui bouz fix, dans les industries créatives. Des sujets sur lesquels le KAM interpelle les autorités de longue date.
Ce qui a changé ? Ces thématiques figurent dans le discoursprogramme du gouvernement installé depuis novembre 2024. Malgré des rencontres «positives» avec le ministre des Arts et de la culture Mahen Gondeea et la junior minister Veronique Leu-Govind, dans le concret, pas de progrès, déplore Bruno Raya, membre exécutif du KAM. «Pas même pour des sujets qui ne demandent pas d’investissement financier», souligne pour sa part Stephan Rezannah, autre membre exécutif du collectif.
Principal grief: les amendements annoncés au Status of Artist Act. Cette loi a été votée en juillet 2023, mais une refonte a été promise par les autorités. La convention nationale sur les arts et la culture s’est échelonnée sur dix séances, de septembre à novembre 2025. La convention a aussi servi de plateforme pour recueillir des propositions concernant la révision de la loi.
Alors que le premier trimestre de 2026 est bien entamé, «il est temps que le ministère nous donne des garanties, des dates précises», s’insurge Stephan Rezannah. Situation identique pour le cultural desk – dont l’objectif est de centraliser et faciliter l’obtention des permis d’organisation de concerts. «Il n’y a aucun retour». Blocage également concernant le stad lamizik. Un sujet relancé par l’annonce, la semaine dernière, que la Fédération saoudienne de football a proposé à l’ambassadeur mauricien Riaz Hullemuth la construction d’un grand stade qui serait homologué par la FIFA. «Pourquoi toute cette lenteur ? Un an après, même s’il y a eu l’assouplissement de certaines conditions dans l’événementiel, li kouma dir enn panadol kan nou latet fermal», ironise Stephan Rezannah.
? Quota de musique locale sur les radios
Autre combat de longue date : le quota de diffusion de la musique locale sur les radios privées et publiques. Et son volet économique, car toute diffusion équivaut à des redevances payées par les radios, reversées comme droits d’auteur aux artistes. Kunal Heereelall, artiste de langue bhojpuri, a plaidé pour davantage de diffusion pour ce style de musique. Un quota qui est largement en faveur des artistes étrangers.
? Concours du disque de l’année
Pourquoi est-ce que les auditeurs gagnent des prix lors des concours du disque de l’année, mais il n’y a rien pour l’artiste dont la chanson est primée ? Interrogation formulée par Bruno Raya. Fin 2025, KAM avait lancé un appel aux radios pour trouver un terrain d’entente. Depuis, c’est «50-50. Il y a eu des retours positifs des radios qui souhaitent discuter. Mais nous sommes déçus, car ces radios n’ont pas fait grand-chose pour les artistes qui se sont distingués lors du concours».
Selon lui, lors de la prochaine édition du concours, «bann zafer nepli pou parey». Des discussions avec la Mauritius Society of Authors et la Gambling Regulatory Authority ont montré qu’il faut un cadre légal pour réglementer la situation. «Si la loi ne change pas, ce sera de la faute du ministère des Arts et de la culture».
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